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mardi 24 juin 2008

Représentations théâtrales

Oyez oyez!

Camarades,
Vous qui appréciez rimes et tirades,
pressez vous en masse près des balustrades
écouter les huit minutes de mon algarade!

Rendez-vous mardi soir pour la parade,
dès vingt heures je serai sur l'estrade!

Il vous en coûtera 10€ à ce stade
pour vous en prendre à mon grade. :-P
Pas de quoi partir en croisade
en levant barricades et palissades.
Ni embuscade, ni empoignade,
mais peut-être bousculades
si les spectateurs en myriades
viennent voir cette incartade!

*Vous l'aurez compris, je monte sur les planches pour la première fois! Huit minutes seulement mais c'est suffisamment de stress! > L'affiche de mardi soir et celle de vendredi où je fais de la figuration (affiches home made of course)

mercredi 26 mars 2008

Qui a dit?

Et aujourd'hui finissent cinq années de labeur!
Mon coeur ne palpite pas encore pour ce bonheur,
la fatigue sans doute y est pour quelque chose.
(Une nuit de trois heures, je n'ai pas eu ma dose...)

Je passais aujourd'hui, une soutenance finale
qui, sans parler d'aisance, ne fut pas infernale.
Celà parait si simple une fois terminé:
Rédiger un mémoire et puis le présenter.
Il est pourtant plus dur qu'il n'y pourrait paraitre
de se lancer et de jeter les premières lettres.

Je suis bien soulagé d'avoir tout terminé,
et l'écrit, et l'oral, désormais achevés.
Voilà qu'une page se tourne, finies les études!
Je m'offre un petit interlude en Italie,
juste un week-end pour trouver un peu de quiétude,
chercher le soleil et faire quelques folies.

dimanche 29 juillet 2007

Ternes aurores

Allongé dans ce grand lit, les paupières demi-closes, il émergeait lentement de la torpeur. Il la regardait avec admiration. Allongée auprès de lui, elle rêvait encore à poings fermés. Les premières lueurs de l’aube passaient à travers la petite fenêtre de la chambre au papier jauni. Il jeta un bref coup d’œil à la vieille armoire en bois sombre, héritage familial, qui renfermait ses vêtements. Mais il n’était pas encore question de se lever. Il comptait bien faire durer cet instant paisible et irréel du réveil.

Il contemplait les courbes tendres et élancées de sa compagne, sa peau douce et suave qu’il effleura délicatement du revers de sa main pour ne pas la réveiller. Il se remémora leur rencontre fortuite il y a déjà plusieurs mois, les diners et les fou-rires qui suivirent, les jours heureux, et le temps qui passe. Tous ces tic-tac égrenés à ses côtés donnaient à ces premières pensées du matin des allures nostalgiques. Il n’avait pas vu filer les jours et avait quelques remords de ne pas en profiter d’avantage. Tous les jours il voyait ces vies écourtées qui n’ont pas profité. Il s’était toujours dit qu’il se donnerait à deux cents pour cent, mais là, ce matin, il avait du mal à faire un bilan. L’introspection ne donnait rien. Peut-être était-t-il encore trop tôt ? Six heures passées de quelques minutes.

Décidé à se lever, il s’accorda une dernière minute au lit, tourna la tête vers la fenêtre et regarda les nuages avancer. Ça ne serait pas une belle journée pour la saison. Le ciel était gris à souhait, les routes et les champs surement encore ruisselants des pluies de la nuit.

Il se leva délicatement et posa un regard attentionné vers son amie. Elle bougea légèrement en poussant un petit grognement. Elle dormait. Lui esquissa un sourire.

Il se dirigea vers la cuisine encore baignée d’ombre, mit deux tranches dans le grille-pain puis revint vers l’armoire. Il choisit comme à son habitude des vêtements sombres. Il n’avait guère le choix. Ça serait encore une nouvelle journée maussade. Un défilé de sombres amertumes. Pas facile, la vie de croque-mort !

mardi 20 mars 2007

Bureaucratie


Un bruit de pas distant. D'où j'étais, le son semblait se rapprocher. Une ombre passa furtivement devant la porte vitrée puis les pas se perdirent dans le couloir. Un couloir moquetté comme il se doit. Les petites dalles carrées que l'on retrouve dans tout établissement accueillant plus de cinquante personnes. C'était un couloir étroit et grisâtre, comme le reste du bâtiment d'ailleurs.
De l'extérieur, même les fenêtres semblaient petites. Pourtant il n'en était rien. Bien que leur forme aux bords arrondis et l'impossibilité de les ouvrir déroutaient au premier abord, elles permettaient néanmoins de voir à plusieurs kilomètres alentour la proche banlieue parisienne qui s'étendait. A perte de vue, des toits et des immeubles. Peu de mouvement sauf dans la rue que l'on pouvait distinguer en s'approchant un peu plus de la fenêtre.

On entendait peu de bruit dans la journée. Parfois un costume cravate passait dans le couloir et disparaissait dans un bureau. C'était toujours bref et inattendu. Il se faisait happer comme si l'entreprise mangeait à longueur de journée ses employés. On ne le reverrait plus et un autre employé finirait comme le premier une à deux heures plus tard.

Bien que tous les employés soient semblables à leur teint terne et fade, il m'arrivait parfois de croiser le visage reconnaissable de l'employé du 3ème, à moins que ce fût celui du 7ème. Après tout, quel que soit l'étage, les gens étaient identiques. Il existait néanmoins dans ma section deux catégories: les costumes cravates et les pulls col roulé. Les premiers arboraient usuellement une expression analogue aux seconds: taciturne, l'air absorbé ou totalement prostré. Les uns faisaient du management, les autres de la technique.

J'occupais le cinquième bureau à gauche dans le couloir de droite. Assez vaste pour le bâtiment, la pièce était investie par quatre bureaux, tous munis de leur inséparable écran à tube cathodique. En ce début de semaine, mes collègues étaient absents et je restais seul au poste.La tâche n'étant pas harassante, j'entrepris l'écriture d'une très courte nouvelle. Ayant toujours entendu dire "le plus important, c'est l'accroche", je réfléchis une minute avant de poser les premiers mots:
Un bruit de pas distant. D'où j'étais, le son semblait se rapprocher...

vendredi 23 février 2007

Avis de recherche


Perdue ou pas encore trouvée? la question reste posée. Il est vrai qu'il n'est pas évident de cerner le problème tant il est complexe à la fois de savoir ce que l'on cherche, et de savoir si on l'a trouvé ou non. Tout d'abord, attardons nous sur l'auteur du présent avis de recherche. Pourquoi cherche-t-il ???

C'est une question de fond finalement. L'instant présent ne suffit-il pas à son bonheur? Pourquoi chercher et pourquoi maintenant? Sans doute parce qu'intérieurement cela fait des années que cette quête est initiée. Plus le temps passe et plus le besoin de trouver s'intensifie. Une quête longtemps restée veine, puis un jour tout ce bouscule. L'effet papillon, un battement d'aile suffit. Des couleurs, des sourires, des souvenirs et l'impression d'avoir découvert un nouveau continent. Une partie du monde que l'on imaginait bien mais qu'on ne connaissait pourtant pas jusqu'ici. Quelques rires encore, des châteaux et du chocolat; le temps file vite au pays des contes. Le livre se referme. Déjà fini? Bonne nuit et à demain matin.

Hop! Me voici. Demain, c'est aujourd'hui. L'avis de recherche est on ne peut plus d'actualité car l'aiguille du temps tourne toujours aussi rapidement, et la quête n'est pas sans fin. Elle a un terme et ne sera pas veine tout le temps. C'est un principe qu'il faut assimiler vite pour éviter aux petits neurones des tracas trop mélancolico-accablants. :-)
Comment ça je n'ai pas répondu à la question?! Ahh... et bien, chercher pour trouver et vivre des instants de bonheur - car le bonheur se croque par instants successifs - et avoir ce petit sourire béat qui relie l'oreille gauche à l'oreille droite.

Je suis en quête - plus passive qu'active, il faut bien l'avouer - d'un concentré de qualités. Non pas la perfection, mais une sérieuse dose de vitamines. Pétillante et joyeuse, souriante et cultivée, charmante, intelligente, le regard profond et malicieux, élégante, passionnante... les vertus exprimées ici n'étant bien sûr non restrictives ;-)
Comment ça trop difficile? Mais non, je dirai seulement (comme Oscar Wilde) : "j'ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur". Plus sérieusement, ces "critères" sont très subjectifs et voués à une appréciation du moment, la recherche se réduisant plutôt au hasard, je m'en remets à la fortune. Cela dit, si vous croisez quelqu'un ressemblant à cette ébauche de description, contactez-moi :-P

Voilà le sujet du jour pour ce petit blog trop rarement alimenté...