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mardi 5 mai 2009

Die Fledermaus

Il y a quelques semaines, j'ai passé un week-end fort sympathique à Vienne avec des amis. Outre le château de Schönbrunn et le Stephansdom, j'ai pu émerveiller mes petits yeux au Staatsoper, l'Opéra d'Etat comme son nom l'indique, lors d'un ballet fort à propos.
Die Fledermaus - La Chauve-Souris - a été écrit en 1874 par Johann Strauss fils, alors quoi de mieux pour plonger dans l'ambiance des valses viennoises?
Que deviennent, que deviennent les valses de Vienne me direz-vous? Et bien, la chorégraphie de Roland Petit était superbe; les décors - et cet amusant clin d'oeil au Maxim's parisien - étaient justes et sobres; et les tableaux étaient hauts en couleur pour une soirée vraiment très réussie. Sissi!
N'hésitez pas à faire un petit détour par Vienne à l'occasion (le vol n'est vraiment pas cher avec skyeurope, départ d'Orly, environ 70€ aller-retour en période de promo, et ils lancent des opérations promotions presque chaque mois)

vendredi 17 avril 2009

Indo et Franz

Je n'ai que trop rarement publié des billets sur des sorties d'albums. Je me rattrape aujourd'hui en vous parlant de deux groupes qui enchantent mes oreilles régulièrement: Indochine et Franz Ferdinand.

Franz Ferdinand Tonight, ou l'album d'un retour tonitruant du groupe écossais qui avait cumulé les succès en 2004 lors de la sortie du premier album et des entrainants Take Me Out, The Dark of The Matinee, et j'en passe. Après un second album n'ayant pas eu les mêmes faveurs du public, leur nouvel opus sorti en début d'année, nous plonge dans des sons plus électroniques avec des basses pulsatiles sur bon nombre de morceaux, tout en conservant la signature rock et la voix d'Alex Kapranos qui ont fait le succès du groupe. C'est rafraichissant, énergisant et ça s'écoute en boucle!

Avec La République des Météors, Indochine nous démontre que le groupe n'a rien perdu de son énergie et de son talent après bientôt trente années d'existence (aïe, déjà?). Il nous offre en effet près de vingt petits chefs d'oeuvre (comment, je ne suis pas objectif?) dans cet album qui, à mon avis, renoue un peu avec les débuts bien que dans la veine Paradize, Alice & June. La première guerre mondiale en trame de fond, la plume et la poésie de Nicolas Sirkis sont au beau fixe et Indo fait de l'Indo... oui, mais bien! Ca n'est pas un hasard, si après avoir écouté cet excellent album vous vous surprenez à siffloter certaines mélodies dans la rue...

mercredi 15 avril 2009

Idomeneo

Idomeneo, l'opéra séria de Mozart passait en mars sous les dorures du palais Garnier.
En trois actes, le roi roi de Crète, Idoménée, promet à Neptune de tuer la première personne qu'il croisera sur la plage si le dieu lui laisse la vie sauve. Hors bien évidemment c'est son fils qu'il voit en premier. Idamante dont Ilia - princesse troyenne ex-captive mais sauvée par Idamante - est éperdument amoureuse.
S'en suit toute une série de péripéties, d'Electre jalouse, de monstres marins et ... une fin heureuse avec une succession de pouvoir et un mariage annoncé.

Etais-je trop fatigué ce soir là... j'ai beau avoir conservé une impression globalement positive et passé une agréable soirée, je n'arrive pas à remettre la main sur un air ou à retrouver une image forte. La mise en scène pas folichonne de Luc Bondy - et son front de mer censé symboliser Neptune - y est peut-être pour quelque chose.

Sans transition, hier soir, j'ai eu l'heureuse surprise de découvrir la nouvelle saison de l'opéra dans ma boite aux lettres avec un DVD à la clé présentant des interviews et de courts extraits des oeuvres de l'année prochaine. (Je vous en dirais plus dans un prochain billet) (Si.. puisque je vous dis que je fais des billets régulièrement ;-)

mardi 14 avril 2009

La leçon de musique de JFZ

Jean-François Zygel n'est plus à présenter. Sorti du Conservatoire National de Musique de Paris avec dix premiers prix, c'est avant tout un passionné de musique, pianiste, compositeur et pédagogue hors pair. Il anime depuis plus de dix ans une leçon de musique mensuelle à la mairie du XXème puis au théâtre du Châtelet et présente une émission estivale sur France 2 sur le même principe.

J'ai donc ainsi pu découvrir à la mi-février (quand je vous dis que je suis en retard dans mes billets ;-) la leçon de musique portant sur le compositeur tchèque Janáček. (J'avais vu en 2007 Journal d'un Disparu à l'opéra Garnier).
De façon très didactique, JF Zygel nous emmène à travers l'oeuvre de Janáček - pas évidente au premier abord - découvrir les différents mouvements d'un morceau et les émotions portées. Parfois en rejouant plusieurs fois l'extrait. C'est tout à fait fascinant.

Plusieurs musiciens assez divers viennent appuyer cette promenade musicale; il y avait en février: une soprano, un quatuor à cordes, un quintette à vents, un clarinettiste et JFZ au piano.

Prochaine "leçon" : Francis Poulenc le lundi 11 mai à 15h et 20h au théâtre du Châtelet.

lundi 16 février 2009

Lady Macbeth de Mzensk

Le "de Mzensk" change tout. Rien à voir en effet avec Shakespeare puisque l'opéra de Chostakovitch, écrit dans les années 30, nous conte l'histoire d'une jeune femme russe éprise de son amant au point de tuer son mari. Dans une ambiance oppressante, se succèdent scènes de viol, ébats amoureux, déportation vers la Sibérie...
On remerciera (-ironique-) une nouvelle fois le metteur en scène et les décors pour avoir penser à mettre Lady Macbeth au milieu de la scène dans une petite salle vitrée, fermée par un toit bien opaque. La musique n'est pas renversante et les scènes plutôt déplacées au premier acte ce qui fait qu'on se demande bien ce que l'on fait encore là à l'entracte.
Heureusement la seconde partie nous réconcilie un peu grâce à une scénographie davantage poétique et une mélodie plus envolée. Le sol se soulève et laisse apparaître les déportés prostrés et gelés, les pieds dans l'eau, surveillés étroitement par des gardes et des maître-chien se déplaçant sur une grille au dessus d'eux. C'est sans doute étrange quand je le raconte mais c'était assez impressionnant en grandeur nature.
L'opéra avait été assez mal accueilli en 1934 par les soviétiques et Staline lui même avait écrit un article qualifiant l’opéra de "pornographie" et de "galimatias musical"...

lundi 1 décembre 2008

Fidelio

Seul et unique opéra de Beethoven, Fidelio est un opéra en deux actes contant l'amour et la fidélité d'une femme qui risque sa vie pour sauver son mari fait prisonnier politique. Léonore (premier titre de l'opéra) se déguise en homme et prend le nom de Fidelio afin de pouvoir chercher son mari. L'infâme gouverneur Pizarro ordonne au geôlier de tuer et d'enterrer le prisonnier Florestan, mais celui-ci refuse. C'est au moment où Pizarro pointe lui-même l'arme vers Florestan que Léonore intervient afin que l'histoire finisse en véritable happy end au son des "vive la liberté, vive l'amour" du peuple entier réuni et soudé. (C'est-y pas merveilleux?)

Beethoven retravaillera trois fois son opéra avant que celui-ci soit un succès. Les thèmes forts sont pour une fois portés par une héroïne qui n'est ni volage ni symbole de duperie (!); et les choeurs du final sont vraiment beaux.

Dans la mise en scène de Johan Simons, les décors sont modernes et dépouillés. Un immense et impressionnant escalier au deuxième acte - unique décors - écrase par sa rigidité notre pauvre prisonnier à terre.

La représentation de Fidelio fût aussi l'occasion de tester mon premier gala AROP au palais Garnier (-50% pour les étudiants, à conseiller!). Petits fours et jolies robes, l'entracte était plutôt agréable bien que je n'ai pas croisé Carla Bruni et Pierre Bergé censés présider la soirée...

samedi 29 novembre 2008

La flûte enchantée

Voilà dix jours, je suis allé voir La Flûte Enchantée (Die Zauberflöte) de Mozart à l'Opéra Bastille. J'ai découvert un opéra atypique à la mise en scène "étonnante"...

Egaré dans un monde inconnu, le prince Tamino se fait mordre par un serpent et bascule dans un monde imaginaire où se côtoient des forces et des symboles (soleil/lune, feu/eau/air/terre) incarnés par les différents personnages dont le fameux Papageno (et ses plumes de perroquet).

Chose que je n'avais presque jamais vu dans ma courte expérience opératesque, il y avait de longs passages parlés, certains dialogues ne servant que l'action. Et ce singspiel fut bel et bien un vrai mélange des genres puisqu'on a également assisté à des numéros d'acrobates et à deux tours de magie!
Mise en scène très contemporaine s'appuyant sur une multitude de projections vidéos. D'énormes matelas gonflables translucides constituaient l'unique décors; tantôt empilés façon briques Légo, tantôt suspendus dans l'air ou alignés comme des dominos, parfois même avec des danseuses-acrobates à l'intérieur (il ne faut pas être claustrophobe!). Les costumes étaient très flashy: rouge ou jaune fluo, des femmes aux seins lumineux (si si!) et une reine de la nuit vraiment étincellante!

Côté voix, rien à dire, la prestation était très bien et le thème de la reine de la nuit magnifique! Mais il est certain que la mise en scène à de quoi décontenancer...
Praline qui l'a vu quelques jours après moi ne s'en est visiblement pas remise ;-)

(j'ai bien du mal à lui donner une note tant la mise en scène était hors norme)

jeudi 9 octobre 2008

West Side Story

Attention... j'entame une rétrospective des comédies musicales américaines pas toutes jeunes...
Et ce soir je viens de me plonger dans les rues new-yorkaises des années cinquante avec West Side Story. Deux gangs, les Jets et les Sharks s'affrontent sur un territoire de terrains de basket et d'immeubles en briques rouges. Tony, un native-american des Jets s'éprend pourtant de la jeune portoricaine Maria, soeur du leader des Sharks. Une sorte de Roméo et Juliette dans un contexte éloigné de Verrone.
Co-réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins, qui signe également toutes les chorégraphies, ce film est un vrai régal lorsque l'on a dans la tête la musique de Leonard Bernstein ou quelques thèmes mythiques comme le prologue ou America pour ne citer qu'eux.

Qui dit comédie musical ne dit pas forcément comédie... ça se termine bien mal toute cette histoire... je vous aurai prévenu ;-)

mercredi 8 octobre 2008

Rigoletto

Rigoletto a été mon tout premier opéra, en mars 2006. Et hier soir, en le revoyant sur la scène de l'opéra Bastille, j'ai eu le même plaisir et le même regard émerveillé. Ce drame de Verdi, inspiré du Roi s'amuse de Victor Hugo, est représenté depuis 1996 selon une mise en scène très réussie de Jérôme Savary. Les voix de Rigoletto (Juan Pons) et de sa fille Gilda (Ekaterina Syurina) étaient également très prenante.
Le bouffon Rigoletto, protégé du duc de Mantoue, agace la cour par ses acerbes plaisanteries. Le duc, quant à lui, loue les vertues de l'amour volage bien qu'il confie a son ami Matteo avoir rencontré une femme à l'église qui pourrait le rendre fidel. Dans le même temps, une insencée rumeur court parmi les courtisants; Rigoletto, le bossu, aurait une maîtresse... L'intrigue est nouée quelques instants plus tard lorsque le comte de Monterone - dont la fille a été déshonnorée par le duc - lance une malediction sur le duc de Mantoue et son bouffon.
Voilà pour les prémices du premier acte... la suite est à découvrir (ou redécouvrir) jusqu'au 2 novembre.

Bref... j'ai l'impression que les soirées Verdi sont toujours un succès :)

samedi 13 septembre 2008

Eugène Onéguine

C'était également la rentrée à l'opéra... et pour cette nouvelle saison, j'ai commencé par Eugène Onéguine, un opéra de Tchaïkovski représenté par le Bolchoï de Moscou - une des deux compagnies invitées en septembre (puisque le New York City Ballet est en ce moment à Bastille).

La mise en scène de Dmitri Tcherniakov est assez classique avec un (presque) unique décors centré sur une gigantesque table ovale. La jeune Tatiana, rêveuse, erre loin de cette table où tout les voisins et amis sont conviés. Mais dès qu'elle aperçoit Onéguine, cette inconnu qui lui rappelle tant les héros des livres qu'elle dévore, elle en tombe éperdument amoureuse et lui écrit une lettre enflammée. Mais Onéguine ne sera pas séduit et comprendra son erreur que bien plus tard lorsqu'il aura peine à reconnaitre la timide jeune fille sous les traits d'une princesse maîtresse d'elle même.

L'opéra tiré de l'oeuvre de Pouchkine a fait scandale à Moscou il y a deux ans, notament à cause d'une scène d'extérieur (un duel) qui se retrouve au beau milieu de cette salle à manger... mais personnellement ça ne m'a pas choqué (On voit bien pire de temps à autre à l'opéra de Paris!!).
Cette oeuvre du romantisme russe est portée par les voix de Tatiana Monogarova (Tatiana), Andrey Dunaev (Lenski) et le très impressionant Anatolij Kotscherga (prince Grémine).

Je ne vous conseillerai pas de le voir... il n'y a plus de représentation! ;-)

jeudi 10 juillet 2008

Louise

Dernier opéra de la saison, Louise, de Gustave Charpentier est une oeuvre du tout début du siècle (le précédent bien sûr). L'histoire se déroule dans le monde ouvrier et j'appréhendais un peu cet opéra... à tort! J'en ressors tout à fait heureux!
La musique de Charpentier est voluptueuse et coule, limpide, comme une musique de film. Les décors sont spectaculaires et nous emmènent des immeubles de West Side Story aux toits parisiens, en passant par l'appartement de Louise, un atelier de couture et une sorte de bal populaire où plus de 70 acteurs sont sur scène (!)
On se laisse donc assez facilement porter par les voix d'Alain Vernhes (le père), Mireille Delunsch (Louise) et Grégory Kunde (Julien) au fil du livret - en français - qui nous parle de la vie parisienne d'une montmartroise au coeur dormant découvrant que le prince charmant peut être un voisin de palier.
Une salle d'opéra à moitié vide (sans doute la faute aux vacances) m'a permis d'être au centre du deuxième rang du parterre... mais finalement ce ne sont pas les meilleures places, on attrape rapidement un torticolis en tentant de lire les surtitres*!

*certes, on voit très bien les visages des chanteurs :)

lundi 7 juillet 2008

La Dame aux Camélias

Léger retard dans mes posts...
Je suis allé voir la semaine dernière La Dame aux Camélias au palais Garnier. Premier vrai ballet que je voyais puisque les deux précédents - à savoir Orphée et Eurydice, Roméo et Juliette - étaient des oeuvres "frontières" à la fois dansées et chantées. Suivant une adaptation du roman d'Alexandre Dumas (fils), la chorégraphie de Neumeier était joliement langoureuse et sensible (à noter: plein de jolis robes pour les filles :-P).
En revanche, deux heures et demi de notre ami Chopin, ça serait presque un peu lassant (mélancolique mais toujours à peu près le même thème...).

dimanche 22 juin 2008

Don Carlo

Lundi dernier, soirée opéra avec un Verdi empreint de l'histoire de Philippe II d'Espagne.
Musique et mise en scène tout à fait ma guise, avec sans doute un peu plus de vent et de cuivre que dans les précédents Verdi que j'avais vus.
Le livret de Joseph Méry et Camille du Locle s'inspire de la véritable histoire de l'infant d'Espagne Don Carlos.
A la mort de Charles Quint (début de l'opéra) en 1558, Philippe II d'Espagne compte bien épouser la très jeune Elisabeth de France (1545-1568) pourtant promise à son fils Don Carlos. Lui ne l'entend pas de cette oreille en plein crise d'adolescence et sans doute également épris de la jeune Elisabeth (en tout cas dans l'opéra). Aidé par son ami Rodrigue, marquis de Posa, il tente tout et ira même proposer son soutient au peuple des Flandres qui se revolte contre son père. Mais les Verdi se finissent souvent mal...
Philippe II apprend celà et fait arrêter son fils. Condamné par l'Inquisition, il meurt en 1568. (Ce que l'opéra ne dit pas, c'est qu'Elisabeth meurt en couche la même année alors qu'elle allait donner son troisième enfant à Philippe II)


lundi 16 juin 2008

Fête de la Musique 2008

A l'occasion de la fête de la musique, il y a comme toujours pléthore d'évènements! Pour éviter d'errer sans but dans les rues, je vous propose - comme l'année dernière - une carte totalement subjective avec quelques inspirations... volontairement centrée sur les premiers arrondissements de la capital.

Et une proposition de trajet pour les amateurs de classique:

à 14h Ulleval Skolekorps (Norvège) fanfare (parce que c'est amusant :)
Square Jean XXIII, Métro Cité
14-17h Des instrumentistes à cordes de renommée jouent en solo
Ecole Sainte Geneviève, 65 rue du Cardinal Lemoine, Métro Cardinal Lemoine
16h-20h Jazz (dans le square au bout de l'île de la Cité :)
Square du Vert Galant, Ile de la Cité, Métro Pont Neuf
16h-23h Bach-athlon: orgue (un peu d'orgue dans ce cadre, c'est sympa :)
Eglise St Louis en l'Ile, 19 bis rue St Louis en l'Ile, Métro Sully Morland
16h: Maitrise et (18h:) Choeur de Radio France
(Au programme : Gounod, Debussy, Fauré, Chabrier et Massenet.)
Cour d'honneur du Sénat, jardin du Luxembourg
18h30-20h00 L'art d'aimer au Moyen-Age
(Chansons et complaintes autour de l'amour courtois)

Cour Carré du Louvre, Porche du pavillon de l'horloge, Métro Louvre - Rivoli
20h-21h Poème symphonique à Orsay : L'Orchestre National de France dirigé par Kurt Masur et le Choeur de Radio France: Psyché de César Franck
Musée d'Orsay, 62 rue de Lille, Métro Solférino, Musée d'Orsay
20h30-22h30 Chants liturgiques et populaires ukrainiens
Eglise Ukrainienne Saint Vladimir Le Grand,
51 rue des Saints Pères, Métro Saint Germain des Prés
20h30-21h45 Grands airs d'opéra aux Invalides : L'Orchestre symphonique de la Garde Républicaine et le Choeur de l'Armée Française
Hôtel national des Invalides - Cour d'honneur, Métro Invalides
21h30 Goran Bregovic et son Orchestre des Mariages et des Enterrements
Cour d'Honneur du Palais Royal, Place Colette, rue de Montpensier, Métro Palais Royal - Musée du Louvre
22h-23h15 L'Orchestre de Paris sous la pyramide du Louvre
(4ème symphonie de Tchaïkovski en fa mineur)

Auditorium du Louvre, Musée du Louvre, Métro Palais Royal - Musée du Louvre
et si vous n'arrivez pas à entrer dans le Louvre... rabattez vous sur les concerts rock autour de Châtelet ou de St Paul/Bastille ;-)

Voilà le parcours que je vais sans doute tenter de faire (à vélo s'il fait beau). Tout n'est pas compatible niveau horaire, il y aura certainement une grande improvisation le jour J ;-)

Je regrette quand même que les concerts ne soit pas plus étalés sur la journée, d'autant que cette année le 21 est un samedi, donc ils auraient pu en profiter (et moins nous frustrer!).

> voir la carte

lundi 2 juin 2008

Les Capulets et les Montaigus

Un opéra de Bellini au titre étrange, un Roméo joué par une femme, une photo qui ne paie pas de mine sur la page d'accueil du site de l'opéra de Paris... ce soir j'allais nonchalamment à Bastille et j'en suis pourtant revenu conquis !!!

Cette version légèrement modifiée de Roméo et Juliette s'attache à montrer les forces extrinsèques et le poids que la rivalité entre Capulets et Montaigus fait peser sur nos tourtereaux déjà amoureux au lever de rideau (d'où le titre).
Mise en scène et décors, dans un style plutôt sobre, étaient tout à fait épatants. Il y a notamment un passage assez fantastique où les partisans des deux familles se battent à l'épée dans un épais nuage de fumée au centre de la scène en rotation. Le tout au ralenti alors que les voix des cinq principaux chanteurs retentissent, c'était superbe et poétique :)
Donc merci à Robert Carsen ! (d'autant plus que je viens de découvrir que c'est également à lui que l'on doit les mises en scène de Tannhäuser, Capriccio, Lohengrin, Alcina, et des fabuleux Contes d´Hoffmann!!)

Le premier quart d'heure passé, on oublie que le rôle de Roméo est chanté par une femme (Joyce DiDonato) d'autant plus qu'elle a une voix magnifique tout comme notre Juliette (Anna Netrebko) qui elle est enceinte de cinq ou six mois (pas pour le rôle... in real life comme on dit ;-)
Ajoutez à cela des coeurs d'une trentaine de partisans, des chants en italien et une musique tout à fait sympathique même si on ne retient pas réellement un thème (tout le monde n'est pas Verdi), et vous obtenez une excellente soirée.

Bref, une ovation pendant de très longues minutes à la fin et c'est totalement mérité!

vendredi 23 mai 2008

Iphigénie en Tauride

La musique de Gluck est toujours aussi agréable. Mozart n'a vraiment rien inventé!
En revanche, Iphigénie (sauvée un peu auparavant d'une mort imminente) était censée se trouver en Tauride (l'actuelle Crimée, au sud de l'Ukraine) mais ce soir elle était plutôt dans une maison de retraite entourée de personnes âgées et de parrains siciliens...
La mise en scène de Krzysztof Warlikowski et les décors de Malgorzata Szczesniak étaient totalement catastrophiques, à vous piquer les yeux. L'opéra s'intitulait "comment saccager une belle musique en deux leçons". En effet, fin du premier acte, je fermais déjà les yeux pour retirer les parasites. Les incongruités et les non sens de la mise en scène semblaient nous entraîner dans une faille sans fond. Finalement on l'a touché quand même avant l'entracte lorsqu'un GO du club med en djellaba a entraîné les pensionnaires de la maison de retraite, encapuchonnées dans des sacs et des masques, dans une danse qui se situait entre "la chenille" et le french cancan.
Les troisièmes et quatrième actes étaient plus sages bien que je n'ai pas tout compris...
C'est bien dommage d'avoir assisté à un tel massacre, la musique était pourtant belle et les chanteurs tout à fait brillants.

P.S.: point positif: j'ai décidé de commencer une liste noire des metteurs en scène à éviter...
P.S.2.: ah oui, j'oubliais de vous dire que le metteur en scène s'est fait huer et conspuer par la foule comme il se doit en ce soir de première :-) encore heureux!

mercredi 21 mai 2008

Il Barbiere di Siviglia

Bien que mon activité bloguesque ait quelque peu diminué ces temps ci, mon activité opératesque n'a point décru!
En ce moment à l'opéra Bastille, Le Barbier de Séville (Rossini). Si vous en avez l'occasion, courrez le voir! C'est un des meilleurs opéra que j'ai pu voir. Les décors sont magnifiques et la mise en scène signée Coline Serreau est très belle. Figaro - alias George Petean - joue a merveille son rôle dans cet opéra bouffe d'un comique inattendu (ou inhabituel en tout cas dans une salle d'opéra).

samedi 29 mars 2008

Opéra 2008-2009

En voisin, j'assistais cet après-midi à la présentation de la prochaine saison lyrique à l'Opéra Bastille. Moyenne d'âge 60 ans mais on trouvait néanmoins quelques jeunes (enfin, sur les doigts de la main).
Cette dernière saison sous la direction de Gérard Mortier met l'accent sur les pays d'Europe centrale et de l'est tout en proposant un certain nombre d'opéras italiens!
Entre autre, on notera pour l'année prochaine:
- Eugène Onéguine de Tchaikovski (par le Bolchoï de Moscou)
- La Fiancée vendue de Smetana (tchèque)
- Le Roi Roger de Szymanowski (polonais)
et surtout:
- Fidelio de Beethoven
- Madame Butterfly et Tosca (que je n'ai pas pu voir cette année!) de Puccini
- Macbeth, Rigoletto et Un bal masqué Verdi
- Idomeneo et La Flûte enchantée de Mozart
- Werther de Massenet (avec Rolando Villazon (que j'ai vu dans Les Contes d'Hoffmann, il était génial))
- Tristan et Isolde de Wagner

Côté ballets, la compagnie du New York City Ballet est l'invitée d'honneur. J'ai noté entre autre:
- Les Enfants du paradis (Martinez) adaptation du film de 1945
- Hommage à Jerome Robbins (sur Chopin et Ravel), en début de saison
- Serge Lifar (Suite en blanc) / Roland Petit (sur L'arlésienne de Bizet) / Maurice Béjart (sur le boléro de Ravel) en février 2009
- Raymonda - Rudolf Noureev

Voilà :)
La prochaine saison parait très sympathique avec tous ces Mozart, Verdi, Beethoven et Puccini ! Je crois que je vais m'inscrire à l'AROP (l'Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris), visiblement c'est assez intéressant pour les étudiants (oui, j'ai encore ma carte jusqu'à la fin de l'année... héhé): réductions sur les places, possibilité d'assister à 2 générales, petit cocktail à l'entract ;-) hihi

mercredi 27 février 2008

Luisa Miller

Rien de mieux qu'un
Verdi
 pour illuminer votre soirée :-) Les deux derniers
opéras
 que j'avais vus n'avaient rien de transcendants... mais un beau petit
opéra italien
 c'est quand même autre chose! Certes, le décor autrichien, les collines verdoyantes et les villageois prêts à pousser la tyrolienne n'étaient pas spectaculaires comme peut l'être parfois la mise en scène. Et bien qu'un peu étrange ce positionnement autrichien s'accorde néanmoins avec l'intrigue. L'intrigue? Une jeune fille simple et le fils du comte sont amoureux... problème de classe sociale, comte machiavélique, fils désemparé, fille affligée car son père est en danger de mort, ô rage ô désespoir et fin tragique (snif).
Louisa (Ana Maria Martinez) et son père (Andrzej Dobber) avaient tous deux des voix impressionnantes.
En allant voir
Luisa Miller
, j'ai suivi les pas de Praline avec deux semaines de décalage. Et même conseil: allez-y!

(trois coeurs parce que c'est un Verdi et qu'en plus ça m'a mis de bonne humeur :)

mardi 12 février 2008

Perplexe...

Hmm... ça me laisse... perplexe.
Totalement dubitatif, je n'ai pas vraiment adhéré à la musique étrange d'
Hindemith
(Paul pour les intimes). Ne me reste qu'une certaine dissonance en tête. Du genre couinement. La représentation de
Cardillac
à l'
opéra Bastille
, ce soir, a pourtant été applaudie et appréciée visiblement, rien à voir avec Da Gelo A Gelo donc, mais cette musique début XXème un peu singulière pleine de vent et de percussion mais sans réelle structure, rien à faire, je n'accroche pas!
Ce qui rattrape l'ensemble (et m'empêche de mettre un vilain petit pique en note), c'est d'une part l'originale intrigue qui pour une fois ne tient pas de la mythologie grecque mais retrace les tourments d'un orfèvre assassin (!) et d'autre part les incroyables décors qui défilent à la vitesse de l'action, c'est à dire très rapidement (cet
opéra
ne dure qu'une heure et demie, mais on ne lui en demande pas plus).