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jeudi 21 mai 2009

La nuit des musées

Samedi dernier c'était la nuit des musées! En France, mille cent cinquante musées ouverts gratuitement de 18h à minuit et pour la plupart une offre originale ou une façon inhabituelle de découvrir les oeuvres.

J'ai pu suivre une visite guidée à la lampe torche pour découvrir quelques peintures murales de la Cité de l'Architecture! Ludique, la séance se voulait plus comme une accroche afin que le visiteur alléché revienne arpenter les salles à la lumière du jour une fois prochaine. J'en ai profité également pour voir l'exposition sur le Grand Paris. Je reste perplexe quant aux propositions et à leur faisabilité... j'y vois parfois un effort artistique (au mieux) ou une vaste fumisterie (souvent) plutôt qu'une approche scientifique et réaliste, mais c'est intéressant.

En seconde partie de soirée, déambulations dans les jardins du musées Rodin - du magnifique hôtel Biron (en photo ci-dessus) - pour découvrir sous une pluie fine les sculptures qui ne sont que sublimées par l'éclairage nocturne. Rodin lui-même disait "On fera bien de les examiner dans la nuit à la lueur d'une lampe ou d'une bougie lentement projetée sur toutes les faces" et c'est ce qu'on fait près de quinze mille personnes samedi dernier.

Pari réussi pour cette cinquième édition de la nuit des musées en Europe. Peut être avez-vous fait partie des 1,8 million de visiteurs?

dimanche 8 février 2009

Plaisir vous donneray

Inspiré du Décaméron de Boccace, Plaisir vous donneray est une "balade musical et poétique" à découvrir en ce moment au théâtre du Lucernaire!
Le recueil de nouvelles de Boccace nous narre l'histoire de dix jeunes gens qui, pour fuir la peste sévissant à Florence en l'an 1348, vont se réfugier à quelques lieues de là dans un site idyllique. Pour ne pas plonger dans l'ennui, chacun va conter une histoire à tour de rôle pendant les dix journées qu'ils passeront ici. C'est ainsi que nous obtenons cent nouvelles essentiellement grivoises et pleines d'humour.
Dans l'adaptation jouée au Lucernaire, une conteuse nous fait découvrir quelques unes de ces nouvelles entrecoupées de musiques renaissance merveilleusement bien interprétées par un violoncelliste, un accordéoniste et une jeune chanteuse lyrique*.
Je ne peux que vous encourager à détendre vos neurones et vos zygomatiques sur cette douce mélodie et cette prose emplie de gaieté.

PS: faites moi signe si vous avez besoin d'une réduction, je verrai ce que je peux faire ;)

* jeu: Laurianne Robert / chant: Charlotte Schumann / violoncelle : Olivier Garban / accordéon : Stéphane Puc

mercredi 28 janvier 2009

Picasso et les maîtres

Picasso et les maîtres. La fameuse exposition, l'incontournable même, présentée comme l'expo de l'année, et pourtant... on ne ressort pas emballé. A force de promettre trop, le visiteur risque de ne pas être conquis outre-mesure.
Après deux heures d'attente dans un froid glacial pouvant conduire à une amputation des orteils (mais heureusement, ce ne fut pas le cas), j'ai pu visiter - il y a trois semaines déjà - les salles du Grand Palais. L'attente à l'extérieur fut longue mais point de cohue dans les salles thématiques ce qui était bien agréable. De nombreux autoportraits de Picasso et quelques tableaux représentant ses différentes périodes côtoient les oeuvres des "maîtres" dont la corrélation n'est pas toujours évidente. Je suis toujours bluffé par la capacité de Picasso à peindre dans des styles si différents mais demeure plus sensible aux autres tableaux de l'exposition... (un comble?)
Les néophytes comme moi seront néanmoins ravis, les regards plus experts sans doute un peu plus dubitatifs. L'expo du musée d'Orsay semble avoir davantage conquis les coeurs.

A noter qu'il y a quatre journées non-stop du vendredi 30 janvier 9h au lundi 2 février 20h pour clore cette exposition qui aura battu tous les records de fréquentation avec près de 730 000 visiteurs.

dimanche 14 décembre 2008

Le Comique

Je suis allé voir la pièce de Pierre Palmade au théâtre Fontaine il y a 10 jours (déjà). Et oui, c'est une pièce. Ni un one-man show, ni un duo. Sept personnages entourent notre comique sur scène. Le pitch est très inspiré de sa vie: Un humoriste homosexuel du nom de Pierre Mazar, un peu perdu dans la vie et dans l'alcool, n'a plus que trente jours pour écrire son prochain spectacle et pour l'instant c'est la page blanche. En se réveillant en milieu d'après-midi avec un homme différent chaque jour à ses côté et en commençant la journée à la vodka, difficile de trouver l'inspiration... mais son assistante Babeth et ses amis vont tenter de le mettre au vert.

Pendant la première partie du spectacle, la mayonnaise à du mal à monter. Mais les apparitions répétées du concierge monsieur Godin finiront par payer, notemment dans cet échange avec Alexis, le jeune auteur egocentrique (section "extraits" sur le site officiel)
Le bilan est plutôt positif. C'est un vrai bon moment de détente! Allez-y! ;-)

lundi 22 septembre 2008

Anne Roumanoff

Vendredi dernier, j'ai fait un petit détour par les Bouffes parisiens pour découvrir le dernier spectacle d'Anne Roumanoff. Déjà 20 ans de scènes (ouille)!
Je ne fait pas parti du fan club et j'avais peur que ce soit un peu long... mais que néni! Le spectacle est bien rythmé et les sketchs sont drôles et visent juste. En évoquant des thèmes d'actualité ou en incarnant des personnages du quotidien, Anne Roumanoff nous fait passer une très agréable soirée (à un prix totalement abordable: à partir de 16€).
Donc n'hésitez pas... ça détend les zigomatiques ;-)

vendredi 5 septembre 2008

L'image révélée

Hier soir, déambulation dans les allées du musée d'Orsay pour deux expos qui n'en font qu'une sur les débuts de la photographie.
Le daguerréotype français présente l'invention de Louis Daguerre finalisée en 1839 qui permet d'obtenir une image, ultra-précise mais petite et non-reproductible, sur une plaque de cuivre argentée, et ce directement en positif. L'engouement chez les contemporains est rapide bien que le procédé soit complexe. Ce qui est frappant dans les daguerréotypes présentés - comme les portraits de Victor Hugo et d'Alexandre Dumas ou sur la vue des berges de la Seine - c'est l'impression de précision et de détails (que l'on ne retrouve guère sur nos photographies actuelles) ainsi que l'effet miroitant quasi holographie de l'argent.
L'image révélée quant à elle nous fait découvrir les calotpyes - littéralement "la belle image" - issues de l'invention de William Talbot brevetée en 1941. Cet anglais à la bonne idée d'utiliser un négatif reproductible par contact sur papier salé dans des formats variés et à un coût moindre. A l'opposé des daguerréotypes ce ne sont pas les détails que l'on voit mais le velouté des contrastes et des ombres où s'estompent les contours. L'expo souligne l'influence de la peinture dans les premiers clichés, comme cette meule de foin sur laquelle repose une échelle prise par Talbot lui-même.
Comme vous l'aurez compris, l'anglais Talbot donne naissance à la photographie argentique que l'on connait alors que l'invention du français Daguerre, trop complexe et trop chère a décliné rapidement.

Deux expos à découvrir très vite puisqu'elles se terminent dimanche!

mercredi 9 juillet 2008

Traces du Sacré

Vous avez forcément croisé des affiches dans le métro (enfin, les parisiens au moins...), en ce moment il y a une expo "Traces du Sacré" au centre Pom-pom-pidou :)
Reprenant plus de 300 peintures, sculptures, "installations" et vidéos d'artistes du XXème siècle, l'exposition tente de démontrer qu'il existe toujours un rapport de l'art au sacré, une recherche des origines de l'homme ou de l'infini, même dans une société sécularisée, parfois profane.
Dit comme ça, ça parait compréhensible... mais le parcours tente surtout de parler au visiteur avec des phrases totalement absconses... vos neurones seront sollicités mais vous vous sentirez tout bête malgré tout, car il faut bien le dire... pour que "l'art moderne" se donne des lettres de noblesse, il tente surtout d'être incompris!
Bref, l'expo est sympa quand vous y passer avec des amis (c'était le cas hier :) , mais elle est loin d'être incontournable (à moins que vous soyez fan d'art moderne bien sûr).

mardi 24 juin 2008

Représentations théâtrales

Oyez oyez!

Camarades,
Vous qui appréciez rimes et tirades,
pressez vous en masse près des balustrades
écouter les huit minutes de mon algarade!

Rendez-vous mardi soir pour la parade,
dès vingt heures je serai sur l'estrade!

Il vous en coûtera 10€ à ce stade
pour vous en prendre à mon grade. :-P
Pas de quoi partir en croisade
en levant barricades et palissades.
Ni embuscade, ni empoignade,
mais peut-être bousculades
si les spectateurs en myriades
viennent voir cette incartade!

*Vous l'aurez compris, je monte sur les planches pour la première fois! Huit minutes seulement mais c'est suffisamment de stress! > L'affiche de mardi soir et celle de vendredi où je fais de la figuration (affiches home made of course)

lundi 16 juin 2008

Fête de la Musique 2008

A l'occasion de la fête de la musique, il y a comme toujours pléthore d'évènements! Pour éviter d'errer sans but dans les rues, je vous propose - comme l'année dernière - une carte totalement subjective avec quelques inspirations... volontairement centrée sur les premiers arrondissements de la capital.

Et une proposition de trajet pour les amateurs de classique:

à 14h Ulleval Skolekorps (Norvège) fanfare (parce que c'est amusant :)
Square Jean XXIII, Métro Cité
14-17h Des instrumentistes à cordes de renommée jouent en solo
Ecole Sainte Geneviève, 65 rue du Cardinal Lemoine, Métro Cardinal Lemoine
16h-20h Jazz (dans le square au bout de l'île de la Cité :)
Square du Vert Galant, Ile de la Cité, Métro Pont Neuf
16h-23h Bach-athlon: orgue (un peu d'orgue dans ce cadre, c'est sympa :)
Eglise St Louis en l'Ile, 19 bis rue St Louis en l'Ile, Métro Sully Morland
16h: Maitrise et (18h:) Choeur de Radio France
(Au programme : Gounod, Debussy, Fauré, Chabrier et Massenet.)
Cour d'honneur du Sénat, jardin du Luxembourg
18h30-20h00 L'art d'aimer au Moyen-Age
(Chansons et complaintes autour de l'amour courtois)

Cour Carré du Louvre, Porche du pavillon de l'horloge, Métro Louvre - Rivoli
20h-21h Poème symphonique à Orsay : L'Orchestre National de France dirigé par Kurt Masur et le Choeur de Radio France: Psyché de César Franck
Musée d'Orsay, 62 rue de Lille, Métro Solférino, Musée d'Orsay
20h30-22h30 Chants liturgiques et populaires ukrainiens
Eglise Ukrainienne Saint Vladimir Le Grand,
51 rue des Saints Pères, Métro Saint Germain des Prés
20h30-21h45 Grands airs d'opéra aux Invalides : L'Orchestre symphonique de la Garde Républicaine et le Choeur de l'Armée Française
Hôtel national des Invalides - Cour d'honneur, Métro Invalides
21h30 Goran Bregovic et son Orchestre des Mariages et des Enterrements
Cour d'Honneur du Palais Royal, Place Colette, rue de Montpensier, Métro Palais Royal - Musée du Louvre
22h-23h15 L'Orchestre de Paris sous la pyramide du Louvre
(4ème symphonie de Tchaïkovski en fa mineur)

Auditorium du Louvre, Musée du Louvre, Métro Palais Royal - Musée du Louvre
et si vous n'arrivez pas à entrer dans le Louvre... rabattez vous sur les concerts rock autour de Châtelet ou de St Paul/Bastille ;-)

Voilà le parcours que je vais sans doute tenter de faire (à vélo s'il fait beau). Tout n'est pas compatible niveau horaire, il y aura certainement une grande improvisation le jour J ;-)

Je regrette quand même que les concerts ne soit pas plus étalés sur la journée, d'autant que cette année le 21 est un samedi, donc ils auraient pu en profiter (et moins nous frustrer!).

> voir la carte

mercredi 11 juin 2008

Une abbaye perchée

Le week-end dernier, j'ai pu faire une petite escapade dans une contrée ensablée, sur un îlot de roche granitique de 2,8 km² au sommet duquel une abbaye fondée en 966, qui succédait à l'oratoire de l'évêque d'Avranches existant depuis deux siècles, se consacre à un archange psychostase et psychopompe. Il s'agit bien sûr du Mont Saint-Michel, moins surpeuplé en ce moment que pendant la saison estivale. Ce mont qui ne redevient presqu'île qu'à l'occasion des grandes marées mais qui garde merveilleusement bien son allure majestueuse et son caractère imprenable.
Je n'y étais pas retourné depuis mes onze ou douze ans, et la visite de l'abbaye est tout à fait recommandable :-)

samedi 19 avril 2008

Orsay by night

Oooops... j'ai abandonné ce pauvre blog depuis quelques jours... par conséquent les nouvelles que je vous rapporte ne sont pas forcément très fraiches.
(Bon, tout d'abord, l'Italie, c'est génial, dépaysant, whaou, bref "c'était bien")
Sinon en avril (je le dis un peu tard... certes), c'était les "soirées étudiants" au musée d'Orsay. Les trois premiers jeudis du mois étaient non seulement gratuits de 18h30 à 21h30 pour les moins de 26 ans, mais en plus la visite était agrémentée des commentaires avisés d'étudiants en histoire de l'art.
En sus, pour ceux qui ont pu passer jeudi dernier (moi j'étais malade, bien calé au fond de mon lit :-| ) il y avait un concert dans le hall du musée! Des soirées bien sympathiques.

Si vous avez raté ces nocturnes, n'oubliez pas qu'une dizaine de musées proposent des journées gratuites pour les étudiants jusqu'en juin: j'en avais parlé ici.

jeudi 7 février 2008

Histoire du Juif Errant

Pour mon premier diner Livres-Echanges, j'ai décidé d'amener un Romain Gary: Gros-Câlin, et un pavé de d'Ormesson: Histoire du Juif Errant. J'ai découvert Gros-Câlin le mois dernier et je vais vous faire un résumé dans un instant, le pavé quand à lui, je l'ai lu l'année dernière, et oh! horreur! malheur! je n'avais pas fait de post! Je corrige tout de suite ;-)
Ahasvérus, le juif condamné à l'immortalité après avoir refusé de donner de l'eau au Christ sur le chemin du Calvaire, est assis près de la Douane de Mer à Venise. Il se confie soir après soir à un couple et raconte ses aventures à travers l'Histoire. Jean d'Ormesson nous fait voyager magnifiquement à travers le temps et l'espace. Se mêlent alors entre autres Christophe Colomb, les contes des Mille et Une Nuits, Pauline Borghèse, l'invention du zéro par les arabes, Nathalie de Noailles, Saint François d'Assise et (bien sûr) Chateaubriand.
Je garde un excellent souvenir de ce livre qui, en sus d'être passionnant, a eu le mérite de combler - sur le moment - de nombreuses lacunes historiques!

samedi 26 janvier 2008

Persepolis

Alors que Persepolis représentera la France dans la catégorie film d'animation aux Oscars 2008, j'ai fait l'agréable découverte de ce film la semaine dernière. Reprenant la vie de Marjane Satrapi et faisant suite à ses bandes dessinées, le film aborde l'histoire de l'Iran ces trente dernières années: la vie a Téhéran 1978 pour une petite fille de 8 ans adorable et un peu rebelle, la chute du Shah et l'installation de la république islamique et des interdits qui vont avec, le port du voile puis la guerre Iran-Irak. Mais c'est aussi cette petite Marjane qui grandit avec des idées très occidentales ("Punk is not ded" lol) et se confronte aux interdits successifs avant que ses parents prennent la décision de l'envoyer, sagement, loin de tout ça en Autriche.
Le dessin est très beau et a été fait à l'ancienne école, c'est à dire entièrement à la main, image par image. Touchant et ponctué de touches amusantes, si vous avez l'occasion de le voir, allez-y !

mercredi 9 janvier 2008

Fugueuses

Pari réussi pour France 2 qui a réuni près de 8 millions de téléspectateurs (1 français sur 7 tout de même) samedi dernier lors de la retransmission en direct du Théâtre des Variétés de la dernière représentation de Fugueuses. Cette pièce, écrite par Pierre Palmade et Christophe Duthuron et jouée par Muriel Robin et Line Renaud, est vraiment géniale !! Je l'ai découverte à la télé et c'était vraiment un excellent moment. Le duo Palmade/Robin fonctionne toujours aussi bien et même si l'histoire est parfois grave, il y a de l'humour à chaque instant ce qui désamorce toutes les situations.
L'histoire: Deux femmes fuguent - l'une sa famille l'autre sa maison de retraite - et se retrouvent par hasard à faire du stop sur la même route. Au fil de leur fuite à la recherche d'elles-même, nous découvrons leur vie et leur fragilités. Touchantes et irrésistiblement drôles, j'espère que vous avez pu, vous aussi, apprécier Line Renaud et Muriel Robin dans cette pièce samedi dernier! :-)

mardi 13 novembre 2007

La tragédie de Cassandre

Il n'est pas ici question de Troie et de ce bon vieux Priam mais le voilier "Cassandra's Dream" est bien annonciateur d'une tragédie au début du dernier film de Woody Allen. Le rêve de Cassandre est le premier Woody qui se centre sur une famille du milieu ouvrier anglais. Nous suivons la forte relation entre les deux frères Colin Farrell et Ewan McGregor, alors que leur besoin d'argent - l'un pour éponger ses dettes de jeux, l'autre parce qu'il courtise une fille d'un milieu aisé - les pousse toujours davantage dans une spirale infernale. Le drame se noue et on les sent peu à peu pris au piège. Ils ne pourront plus revenir en arrière.
Ce n'est sans doute pas le meilleur film de Woody Allen mais il se laisse très bien regarder. On regrettera quand même que la belle Hayley Atwell n'ait pas un rôle plus central ;-)

mercredi 7 novembre 2007

Graphiste en herbe ?

Bien que ça ne soit pas du tout dans le profil de mes études et du boulot, j'aime assez taquiner Photoshop. Vous vous en êtes peut-être aperçu avec les images d'en-tête de chaque article (y'a une vraie recherche à chaque fois! ;-) si si). J'ai fait dernièrement une affiche pour une 'tite soirée (privée, désolé). Je vous mets également deux autres flyers un peu plus anciens. J'aimerai assez savoir ce que vous en pensez! Dites moi tout! C'est potable?
P.S.: Si ça vous tente, je peux vous faire un flyer contre une rémunération en pots ou en resto ;-)

samedi 29 septembre 2007

Ronda

Dimanche 23 septembre,
Notre séjour andalou touche à sa fin! (déjà)
C'est à Ronda que nous passons la dernière journée. Cette ville de 35 000 habitants présente l'étrange caractéristique d'être coupée en deux par une faille béante de 160 mètres de profondeur ! Un pont - que j'ai eu bien du mal à prendre en photo car pas de recul suffisant pour voir la hauteur - relie les deux côtés de la ville.
Nous passons la nuit dans une ferme-hôtel, à quelques kilomètres de là, avant de reprendre un avion ayant Paris pour destination.

De ce court séjour en Andalousie, je retiens les champs d'oliviers à perte de vue, les rues de Séville et celles de Grenade, l'empreinte des Nasrides et des Omeyyades dans l'architecture des villes espagnoles, la sympathie et la bienveillance des autochtones. Je n'aurais guère appris un mot d'espagnol... je réserve ceci pour un prochain voyage.

vendredi 28 septembre 2007

Torremolinos

Vendredi 21 et samedi 22 septembre,
Nous faisons cette fois une halte au bord de la mer à Torremolinos. Une première journée consacrée à Málaga où nous visitons notamment le musée Picasso créé en 2003 dans le palais de Buenavista. 155 oeuvres données par Christine et Bernard Ruiz-Picasso. Mais on regrettera que ces tableaux ne reflètent pas suffisamment la diversité des styles que Picasso abordera au fil de sa vie. La visite parait courte et on ressort un peu frustré.
Le mot d'ordre de la seconde journée est farniente! Doigts de pieds en éventail, la mer, le sable, la belle vie en somme :)

jeudi 27 septembre 2007

Granada

Mercredi 19 et jeudi 20 septembre,
Grenade. Ville pleine de vie, de commerces, de gens, de touristes aussi. Elle me semble plus animée que Séville. (Est-ce que Séville était particulièrement éteinte le dimanche soir et non les autres jours?)
L'Alhambra - "rouge" en arabe - domine la ville. Du quartier de l'Albaicin - avec ses maisons blanches et ses ruelles tortueuses en pente - on voit très bien les fortifications abritant les palais des rois nasrides.
Le palais est magnifique. Construit autour de trois cours, les décorations sont fines et délicates. Il est édifié aux XIIIème et XIVème siècles alors que les Nasrides perdent de leur influence.
Ce qui me marque le plus à Grenade, ce sont sans doute les jardins du Généralife - palais d'été des princes - situés hors des murs d'enceinte. Alors que l'on voit des terres arides à perte de vue sous un soleil implacable, voici un lieu où l'eau ruisselle au milieu d'une végétation abondante, où l'ombre, la fraicheur et la tranquillité vous feraient passer de nombreuses journées à errer.
P.S.: c'est bien les vacances!

mercredi 26 septembre 2007

Córdoba

Mardi 18 septembre,
En remontant le Guadalquivir, nous arrivons dans la cité où naquirent Sénèque et Averroès. Cité de l'ancienne province de Bétique: Cordoue.
La ville fut riche et prospère à l'époque musulmane (711-1236). Forte de plus de 200 000 habitants, elle rayonnait alors dans le monde par sa magnificence face à sa rivale Bagdad.
J'ai pu visiter la Grande Mosquée, d'une taille réellement impressionnante de 23 000 m2. Elle compte 19 nefs et 850 colonnes de marbre. Construite par les Omeyyades, agrandie trois fois, c'est un édifice magnifique. L'atmosphère qui y règne est très apaisante.
Après la prise de la ville par Ferdinand III de Castille au XIIIème siècle, les chrétiens bâtissent une cathédrale en plein coeur de la mosquée!! C'est une horreur. Certes... s'ils n'avaient pas fait ça, ils auraient sans doute détruit l'édifice. Cependant même Charles Quint a regretté cette cathédrale: "Ce que vous avez fait là se trouve partout et ce que vous aviez auparavant n'existe nulle part ailleurs" !

Après une glace à l'ombre des oliviers, nous avons visité l'Alcázar et ses jardins (photo ci-dessus). Assez luxuriants, ils ne rivalisent pourtant en rien avec ceux de Grenade, ma prochaine étape.