Tout commence un vendredi soir, un peu fatigué, j'allume la télé et paf! Me voici propulsé en plein Stade de France. Je ne m'y attendais pas vraiment. J'avais suivi l'affaire de loin, sachant pourtant bien qu'une coupe du monde de rugby se déroulait chez nous. La cérémonie d'ouverture semble terminée. Un journaliste pose deux ou trois questions totalement stupides à un chef d'Etat un peu nerveux à qui l'on offre un maillot pour le déstresser. Entrent alors les équipes: trente joueurs qui ont des cuisses de taureau et un air fort peu engageant. Suivent 80 minutes de match où je reste scotché à l'écran, pris par le spectacle. C'est la première fois que je regarde vraiment un match de rugby - j'en avais bien aperçu un lors d'un séjour grenoblois mais c'était quelques minutes volées sur grand écran où je tentais de comprendre les subtilités des règles. Là, il faut bien avouer que je me suis laissé prendre au jeu avec pas mal de plaisir. William Webb Ellis a eu une bonne idée en 1823 lorsqu'il a décidé de ne pas suivre les règles du collège de Rugby en Angleterre. J'ai pu apprécier hier soir un sport ou le mot "collectif" prend beaucoup plus de sens qu'au football. Bien que pesant le double d'un joueur de foot, le rugbyman semble plus fairplay, il partage plus avec son équipe et respecte d'avantage ses adversaires - je ne parle pas du public sans aucun doute plus classe - bref, c'est sympa. Je crois que je réitèrerai l'expérience à l'occasion. Occasion qui devrait se présenter plusieurs fois dans les jours qui viennent.dimanche 9 septembre 2007
Un vendredi soir...
Tout commence un vendredi soir, un peu fatigué, j'allume la télé et paf! Me voici propulsé en plein Stade de France. Je ne m'y attendais pas vraiment. J'avais suivi l'affaire de loin, sachant pourtant bien qu'une coupe du monde de rugby se déroulait chez nous. La cérémonie d'ouverture semble terminée. Un journaliste pose deux ou trois questions totalement stupides à un chef d'Etat un peu nerveux à qui l'on offre un maillot pour le déstresser. Entrent alors les équipes: trente joueurs qui ont des cuisses de taureau et un air fort peu engageant. Suivent 80 minutes de match où je reste scotché à l'écran, pris par le spectacle. C'est la première fois que je regarde vraiment un match de rugby - j'en avais bien aperçu un lors d'un séjour grenoblois mais c'était quelques minutes volées sur grand écran où je tentais de comprendre les subtilités des règles. Là, il faut bien avouer que je me suis laissé prendre au jeu avec pas mal de plaisir. William Webb Ellis a eu une bonne idée en 1823 lorsqu'il a décidé de ne pas suivre les règles du collège de Rugby en Angleterre. J'ai pu apprécier hier soir un sport ou le mot "collectif" prend beaucoup plus de sens qu'au football. Bien que pesant le double d'un joueur de foot, le rugbyman semble plus fairplay, il partage plus avec son équipe et respecte d'avantage ses adversaires - je ne parle pas du public sans aucun doute plus classe - bref, c'est sympa. Je crois que je réitèrerai l'expérience à l'occasion. Occasion qui devrait se présenter plusieurs fois dans les jours qui viennent.dimanche 2 septembre 2007
Praha
J'ai profité du week-end du 15 août pour faire une escapade de 1000km. Destination: Prague. Capitale de la République Tchèque, cette ville d'un million d'habitants m'a séduit à plus d'un titre. Son architecture épate. On a l'impression que toutes les maisons sont belles dans la vieille ville Staré Město, les façades presque toujours décorées. Rues animées et convivialité.
Week-end culturel et dépaysant! Mais je n'ai pas fait que des visites. Les tchèques font également une très bonne bière blonde: la Pilsner Urquell fabriquée à Plzeň. Et j'ai pu goûter à un petit verre d'absinthe... c'est pas mauvais mais "ça arrache"! (Pour la petite histoire, la vente d'absinthe a été interdite en France en 1908 sous la pression des ligues antialcooliques et des viticulteurs - chacun y trouvant un intérêt alors que ce spiritueux aux plantes avait un fort succès à l'époque)Si vous en avez l'occasion, visitez Prague le temps d'un week-end! Le charme de cette ville ne vous laissera à coup sûr pas indifférent(e). (Héhé... moi j'y retournerai bien :-)

dimanche 29 juillet 2007
Ternes aurores
Allongé dans ce grand lit, les paupières demi-closes, il émergeait lentement de la torpeur. Il la regardait avec admiration. Allongée auprès de lui, elle rêvait encore à poings fermés. Les premières lueurs de l’aube passaient à travers la petite fenêtre de la chambre au papier jauni. Il jeta un bref coup d’œil à la vieille armoire en bois sombre, héritage familial, qui renfermait ses vêtements. Mais il n’était pas encore question de se lever. Il comptait bien faire durer cet instant paisible et irréel du réveil. Il contemplait les courbes tendres et élancées de sa compagne, sa peau douce et suave qu’il effleura délicatement du revers de sa main pour ne pas la réveiller. Il se remémora leur rencontre fortuite il y a déjà plusieurs mois, les diners et les fou-rires qui suivirent, les jours heureux, et le temps qui passe. Tous ces tic-tac égrenés à ses côtés donnaient à ces premières pensées du matin des allures nostalgiques. Il n’avait pas vu filer les jours et avait quelques remords de ne pas en profiter d’avantage. Tous les jours il voyait ces vies écourtées qui n’ont pas profité. Il s’était toujours dit qu’il se donnerait à deux cents pour cent, mais là, ce matin, il avait du mal à faire un bilan. L’introspection ne donnait rien. Peut-être était-t-il encore trop tôt ? Six heures passées de quelques minutes.
Décidé à se lever, il s’accorda une dernière minute au lit, tourna la tête vers la fenêtre et regarda les nuages avancer. Ça ne serait pas une belle journée pour la saison. Le ciel était gris à souhait, les routes et les champs surement encore ruisselants des pluies de la nuit.
Il se leva délicatement et posa un regard attentionné vers son amie. Elle bougea légèrement en poussant un petit grognement. Elle dormait. Lui esquissa un sourire.
Il se dirigea vers la cuisine encore baignée d’ombre, mit deux tranches dans le grille-pain puis revint vers l’armoire. Il choisit comme à son habitude des vêtements sombres. Il n’avait guère le choix. Ça serait encore une nouvelle journée maussade. Un défilé de sombres amertumes. Pas facile, la vie de croque-mort !
samedi 7 juillet 2007
Les Chevaliers du subjonctif
dimanche 17 juin 2007
Faites de la Musique !

Vous retrouverez tous ces rendez-vous sur une carte Google Maps: cliquez ici!
Bonne fête de la musique à tous!
dimanche 27 mai 2007
Opéra
En habitant à deux pas de l'Opéra Bastille, je ne pouvais rater cette rencontre avec un style musical qui m'était totalement méconnu. J'ai entamé cette initiation voilà plus d'un an et je me prends de plus en plus au jeu. J'invite d'ailleurs les réticents à franchir le pas. Il s'agit à chaque fois (sauf exception) d'un véritable voyage des sens. Voyage musical qui vous porte au fil d'une intrigue en général assez simple mais prenante.Tout a commencé l'année dernière par un Rigoletto dont je garde forcément un excellent souvenir.
J'ai débuté cette saison à Bastille avec Salomé, puis premier "Garnier" en janvier avec Le Journal d'un Disparu suivi du Château de Barbe Bleue. Les deux mises en scène assez modernes - projection sur des voiles translucides, escaliers invisibles en tous sens, rideau d'eau - portaient très bien le scénario et l'angoisse croissante à mesure que Judith ouvrait les portes défendues du château de son époux Barbe-Bleue.
Les contes d'Hoffmann nous font découvrir les amours malheureuses d'un poète à travers trois volets. Décors impressionnants pour cette mise en abîme où l'on voit tour à tour les coulisses, la scène, la fosse d'orchestre et la salle même d'un Opéra! Tout d'abord piégé par Olympia, une femme automate, Hoffmann tombera ensuite amoureux d'Antonia la chanteuse et de Giulietta la courtisane. Sans cesse contrecarré par un diabolique personnage, il ne lui restera que la muse pour noyer son chagrin... et l'histoire du nain Kleinzach qui emporte toujours les foules. :-)Nous n'avons pas eu de chance pour la représentation de Simon Boccanegra... une grève a entrainé une représentation sans décor ("pas d'décor, pas d'costume, pourquoi pas aucun public finalement?"). Le doge de Gênes et la lutte entre patriciens et plébéiens offraient néanmoins une dimension politique fort à propos en période d'élection présidentielle.
Les deux derniers opéras que j'ai vu sont Lohengrin, du Wagner puissant mais très sympa, et Da Gelo a Gelo... disons... plus conceptuel.Lorsque le roi Henri arrive à Brabant, une querelle oppose le régent Telramund à la soeur du duc disparu, Elsa. Ils s'accusent mutuellement d'avoir tué le duc Gottfried et le roi décide alors de laisser Dieu faire justice au cours d'un duel opposant Telramund à un chevalier représentant Elsa. Mais voilà, personne ne se propose de la soutenir et au bout de quelques supplications, le miracle survient. Le chevalier apparait sur la scène de l'Opéra dans un décor féérique très kitch (petites feuilles qui tombent des arbres, itou itou), guidé par un cygne...
Il gagnera le combat et Telramund, poussé par sa femme Ortrud, complotera contre le Chevalier et Elsa, désormais amoureux.
L'opéra se termine mal car Elsa franchit l'interdit et demande au chevalier son véritable nom. Il s'appelle Lohengrin, chevalier du Saint Graal et fils du roi Perceval. Le cygne était son frère et serait revenu de toute façon au bout d'un an. Lohengrin est contraint de partir mais Elsa retrouve son jeune frère.
Le dernier opéra était très très particulier. Il est conseillé aux amateurs des émissions de quatre heures du matin sur Arte mais déconseillé à tous les autres. Adaptation de contes japonais de l'an mille (style épistolaire) en italien (oui, oui). Il s'agissait en fait de hacher menu chaque mot italien pour qu'il ressemble au mieux à du japonais, au pire à une déglutition. Côté mise en scène, le sol japonisant était beau, la chorégraphie l'était moins. Peu de mouvement, c'était... euh... "moderne?". Les musiciens également n'étaient pas en reste car leur créativité était mise à l'épreuve. Comment souffler dans son instrument à vent sans émettre de son? - sinon le bruit du souffle (autant souffler dans un violon, ça revenait au même). Musique lancinante et très répétitive. J'ai cependant découvert un nouvel instrument à percussion. Il s'agit d'une grande feuille métallique que l'on peut plus ou moins plier et sur laquelle on tape légèrement.
Bref, l'Opéra Garnier s'est vidé d'un quart de ses spectateurs pendant les 2h que durait cette première représentation.
Malgré cette dernière note décevante, j'espère que tout ça vous donne envie de découvrir l'opéra si vous n'y êtes jamais allé, ou d'y retourner si vous êtes déjà amateur(trice) !!!
Prochain opéra pour moi: Un Bal Masqué (Verdi) le 13 juin.
C'est snif, j'ai pas pu obtenir de place pour la Traviata :-(
Guiseppe Verdi - Rigoletto [Bastille]
Richard Strauss - Salomé [Bastille]
Jacques Offenbach - Les Contes d'Hoffmann [Bastille]
Leos Janacek - Journal d'un Disparu [Garnier]
Bela Bartok - Le Château de Barbe-Bleue [Garnier]
Guiseppe Verdi - Simon Boccanegra [Bastille]
Richard Wagner - Lohengrin [Bastille]
Salvatore Sciarrino - Da Gelo a Gelo [Garnier]
Guiseppe Verdi - Un Bal Masqué [Bastille]
lundi 16 avril 2007
Mika en cadeau

Lien ED2K (emule): Life In Cartoon Motion
Mika: site officiel (anglais | français)
Dans un tout autre registre...
...devinerez-vous à quel candidat appartient cette main?
Un petit article très ludique du figaro vous permettra de voir de plus prêt ces mains qui nous gouverneront (enfin... une seule sur les 12).
Figaro: jeu de mains
*: A noter que la lectrice en question propose l'hébergement sur Arras*** aux amateurs d'Indochines qui viendraient le 30 juin pour le concert sur la Grand Place.
**: ça devrait te plaire Morgane ;-)
***: offre soumise à condition, voir informations complémentaires dans les points de vente participant à l'opération.
mercredi 4 avril 2007
C'est le printemps!
C'est le printemps! le temps des petits oiseaux qui chantent, des fleurs tout partout, des matinées ensoleillée... et aussi le temps de la recherche de stage! Mon stage actuel étant une vraie sinécure (cf post "bureaucratie"), je me lance en quête d'une seconde entreprise dynamique offrant un boulot intéressant...En attendant, j'inaugure un nouveau système de "protection de contenus". Non, non, il ne s'agit pas de DRM à l'heure où Steve Jobs commence à les enlever! C'est en fait simplement une petite astuce permettant d'afficher sur ce blog un contenu uniquement aux personnes autorisées.
- que vous vous soyez identifié sur ikastor.com
- que vous autorise à accéder au contenu... lol
mardi 20 mars 2007
Bureaucratie

De l'extérieur, même les fenêtres semblaient petites. Pourtant il n'en était rien. Bien que leur forme aux bords arrondis et l'impossibilité de les ouvrir déroutaient au premier abord, elles permettaient néanmoins de voir à plusieurs kilomètres alentour la proche banlieue parisienne qui s'étendait. A perte de vue, des toits et des immeubles. Peu de mouvement sauf dans la rue que l'on pouvait distinguer en s'approchant un peu plus de la fenêtre.
On entendait peu de bruit dans la journée. Parfois un costume cravate passait dans le couloir et disparaissait dans un bureau. C'était toujours bref et inattendu. Il se faisait happer comme si l'entreprise mangeait à longueur de journée ses employés. On ne le reverrait plus et un autre employé finirait comme le premier une à deux heures plus tard.
Bien que tous les employés soient semblables à leur teint terne et fade, il m'arrivait parfois de croiser le visage reconnaissable de l'employé du 3ème, à moins que ce fût celui du 7ème. Après tout, quel que soit l'étage, les gens étaient identiques. Il existait néanmoins dans ma section deux catégories: les costumes cravates et les pulls col roulé. Les premiers arboraient usuellement une expression analogue aux seconds: taciturne, l'air absorbé ou totalement prostré. Les uns faisaient du management, les autres de la technique.
J'occupais le cinquième bureau à gauche dans le couloir de droite. Assez vaste pour le bâtiment, la pièce était investie par quatre bureaux, tous munis de leur inséparable écran à tube cathodique. En ce début de semaine, mes collègues étaient absents et je restais seul au poste.La tâche n'étant pas harassante, j'entrepris l'écriture d'une très courte nouvelle. Ayant toujours entendu dire "le plus important, c'est l'accroche", je réfléchis une minute avant de poser les premiers mots:
vendredi 16 mars 2007
Soirée mythique le 24 mars!

Ambiance "class" pour soirée chic, nous pimentons la soirée avec un concept qui devrait s'avérer sympathique: chaque invité doit venir accompagné d'une personne que nous ne connaissons pas encore!
Rendez-vous le 24!
