mercredi 9 janvier 2008

Fugueuses

Pari réussi pour France 2 qui a réuni près de 8 millions de téléspectateurs (1 français sur 7 tout de même) samedi dernier lors de la retransmission en direct du Théâtre des Variétés de la dernière représentation de Fugueuses. Cette pièce, écrite par Pierre Palmade et Christophe Duthuron et jouée par Muriel Robin et Line Renaud, est vraiment géniale !! Je l'ai découverte à la télé et c'était vraiment un excellent moment. Le duo Palmade/Robin fonctionne toujours aussi bien et même si l'histoire est parfois grave, il y a de l'humour à chaque instant ce qui désamorce toutes les situations.
L'histoire: Deux femmes fuguent - l'une sa famille l'autre sa maison de retraite - et se retrouvent par hasard à faire du stop sur la même route. Au fil de leur fuite à la recherche d'elles-même, nous découvrons leur vie et leur fragilités. Touchantes et irrésistiblement drôles, j'espère que vous avez pu, vous aussi, apprécier Line Renaud et Muriel Robin dans cette pièce samedi dernier! :-)

mardi 8 janvier 2008

Bonne Année 2008

A toi lecteur (ou trice), je te souhaite une excellente année pleine de (bonnes) surprises !
Pour continuer avec les évènements culturels, je vous signale qu'un certain nombre de musées en France seront gratuits pour les moins de 26 ans jusqu'en juin (à titre expérimental... mais il y a de bonnes chances pour que cette action soit renouvelée ou poursuivie ensuite)
Voici la liste des musées parisiens participants:
- Musée des Arts et Métiers (ts les jrs?)
- Musée de Cluny (ts les jrs?)
- Musée Guimet (ts les jrs?)
(le musée qui ne recevra pas les "chefs-d'œuvre du delta du Gange"... un vrai feuilleton à lire ici, ici et )
- Musée du Quay Branly (samedi)
- Musée d'Orsay (jeudi)
- Musée National d'Art Moderne Pompidou (mercredi)
- Musée du Louvre (vendredi (déjà en place depuis un bout de temps))

2008 sera donc l'occasion d'aller visiter plus de musée ! :o)

Allez, avant de terminer ce post, voici ma carte de voeux spécialement pour toi lecteur (ou trice tjs). Cliques dessus, tu vas voir, je t'ai écrit de grands voeux en tout petit.

Alcina

Cet opéra d'Haendel est le plus baroque que j'ai pu voir jusqu'ici. Très agréable, l'orchestre exclusivement de cordes s'accordait tout à fait aux dorures du palais Garnier. En plus j'ai profité de deux places libres dans la fosse d'orchestre pour être au deuxième rang en plein centre (!) Je n'avais jamais été aussi près (pour seulement 10€, qui a dit que l'opéra était cher?) Un vrai plaisir!
Alcina l'enchanteresse a charmé Ruggiero (rôle de castrat interprété désormais par une femme mezzo-soprano) et le retient sur son île. Bradamante, sa bien aimée, se déguise en homme et tente de le ramener mais il ne la reconnait pas tout de suite. Pour compliquer la situation, Morgana, la suivante d’Alcina, tente de séduire Bradamante (toujours déguisée en homme) et suscite ainsi la jalousie de son compagnon Oronte qui tentera de se venger.
Dans de beaux décors - simples mais ils posent une vraie atmosphère - Alcina perdra ses pouvoirs et les hommes qu'elle avait transformés en pierres et en animaux reprendront alors forme humaine sur scène de façon assez poétique dans une lente chorégraphie.
Cerise sur le gâteau: le chef d'orchestre abandonne un temps sa baguette pour un archet et effectue un solo au violon assez bluffant!

Tannhäuser

Voilà ce que je n'ai pas vu !!!
Effectivement, sur la photo on peut voir les décors de Paul Steinberg qui transpose l'opéra de Wagner dans l'univers de la peinture. Pour le Tannhäuser peintre, le Vénusberg, sorte d'enfer où Vénus exerce ses charmes, devient un atelier d'artiste. Et lorsque Tannhäuser revient auprès de ses camarades et tente de reconquérir le coeur d'Elisabeth, c'est un véritable concours artistique qui se déroule: à qui exprimera le mieux ce qu'est la nature de l'Amour. Notre héros choque et les invités scandalisés lui demandent de faire un pèlerinage pour être pardonné. A son retour, Tannhäuser nous dit que le pape a déclaré que des feuilles pousseraient à son bâton papal avant qu'il ne lui accorde son pardon (normalement, ça laisse le temps de voir venir une annonce pareille!) . Et pourtant... le miracle se produit mais Elisabeth est déjà morte (flûte! trop tard. Zut, encore raté!).
Et à cause des grèves (des syndicats SUD et FSU, grrrrr! (euphémisme) ), je n'ai pas eu droit aux décors et mon Tannhäuser n'avait donc rien d'un artiste peintre quand il était vautré sur un matelas au milieu de la scène. Cependant les coeurs de pèlerins étaient vraiment très beau.
A signaler également: l'excellent Seiji Ozawa à la baguette.


P.S.: Deuxième mais cette fois gros gros coup de gueule pour l'annulation de Casse-Noisette, toujours à cause de ces ***** de syndicalistes SUD et FSU !!! J'ai visiblement raté LE ballet de l'année, celui qu'il fallait voir à tout prix. Poétique, touchant et magnifique... j'ai même pas pu voir la retransmission à la télé (le 25 déc sur France 3). Bouhouuuhouuu :'-(
(si vous êtes en mesure de tabasser un syndicaliste SUD, n'hésitez pas une seconde :-) et envoyez moi les photos, ça soulagera un peu. J'peux pas supporter qu'une minorité d'abrutis prennent en otages une majorité de personnes qui n'ont rien demandé)

lundi 7 janvier 2008

La théorie des nuages

Second livre de Mous', la théorie des nuages de Stéphane Audeguy nous emmène au coeur de ces gros morceaux de coton qui errent au dessus de nos têtes. A travers les échanges qu'ont Akira Kumo, couturier japonais et collectionneur passionné, et Virginie Latour, sa jeune bibliothécaire, nous allons voyager à travers le temps et suivre les hommes qui ont donné naissance à la météorologie. A la poursuite de chasseurs de nuages atypiques, le tout habilement entremêlé avec la vie de nos deux protagonistes qui constituent le fil conducteur de l'histoire, ce premier roman de Stéphane Audeguy est un petit bol d'air bien qu'il ne soit pas si léger .

Le violon noir

Oups... je n'ai pas blogué depuis un certain temps... Je vais tenter de vous faire un résumé novembre/décembre ce soir.
Tout d'abord, Le violon noir. Un très beau conte de Maxence Fermine que Moustafette m'a fait découvrir à travers le swap "lithérature". Un violoniste passionné, un luthier amateur d'échec, une ravissante femme à la voix fabuleuse, le tout dans le cadre féérique de Venise. Que demande le peuple!! Très agréable à lire, le style poétique se prête tout à fait à une lecture auprès d'un feu de cheminée avec une (ou plusieurs) boite(s) de chocolats à portée de main ;-)

mardi 13 novembre 2007

La tragédie de Cassandre

Il n'est pas ici question de Troie et de ce bon vieux Priam mais le voilier "Cassandra's Dream" est bien annonciateur d'une tragédie au début du dernier film de Woody Allen. Le rêve de Cassandre est le premier Woody qui se centre sur une famille du milieu ouvrier anglais. Nous suivons la forte relation entre les deux frères Colin Farrell et Ewan McGregor, alors que leur besoin d'argent - l'un pour éponger ses dettes de jeux, l'autre parce qu'il courtise une fille d'un milieu aisé - les pousse toujours davantage dans une spirale infernale. Le drame se noue et on les sent peu à peu pris au piège. Ils ne pourront plus revenir en arrière.
Ce n'est sans doute pas le meilleur film de Woody Allen mais il se laisse très bien regarder. On regrettera quand même que la belle Hayley Atwell n'ait pas un rôle plus central ;-)

mercredi 7 novembre 2007

Graphiste en herbe ?

Bien que ça ne soit pas du tout dans le profil de mes études et du boulot, j'aime assez taquiner Photoshop. Vous vous en êtes peut-être aperçu avec les images d'en-tête de chaque article (y'a une vraie recherche à chaque fois! ;-) si si). J'ai fait dernièrement une affiche pour une 'tite soirée (privée, désolé). Je vous mets également deux autres flyers un peu plus anciens. J'aimerai assez savoir ce que vous en pensez! Dites moi tout! C'est potable?
P.S.: Si ça vous tente, je peux vous faire un flyer contre une rémunération en pots ou en resto ;-)

lundi 5 novembre 2007

Louki et l'Eternel Retour

Lorsque j'arpenterai à nouveau la Cour du Commerce Saint-André, ou plutôt la rue de l'Odéon, j'aurai une pensée pour cette jeune femme prénommée Louki. Ce surnom, c'est un habitué du café Le Condé qui lui donnera quelque temps plus tard, ou était-ce avant? Dans le café de la jeunesse perdue, je découvre Patrick Modiano, son style et sa vision de Paris. Un Paris aux quartiers bien délimités. Et pourvu de zones neutres. Espaces incertains, ou flous. Des personnes "déclarées absentes" disparaissent ainsi dans l'oubli, au milieu de la matière sombre.
Au fil des pages, on découvre l'histoire de Louki à travers différents narrateurs. A moins que ce ne soit l'esquisse d'un certain mode de vie. Un instantané dans un Paris qui évolue. Un soupçon d'éternité que l'on ne sait faire durer.
Je sais désormais où Vincent Delerm puise ce style très particulier fait de noms de rues, de détails et d'intentions manquées. Ou peut-être pas. ;)

EDIT:
On m'a dit que mon post ne valait pas grand chose, il se lit en un instant et n'explique pas les causes. On m'a dit que l'histoire n'y était pas décrite, que je ferais bien d'reprendre ma mine de graphite.
Trêve de plagia. L'histoire est donc axée autour de Louki, une fille dont on ne sait rien au début si ce n'est qu'elle fréquente le bar du Condé. Puis au fil du récit, on en apprend davantage sur sa jeunesse et sur sa vie. Ce sont des touches successives. Pourquoi n'est-elle jamais rentrée chez elle?
Vous l'aurez compris, Modiano, c'est avant tout une ambiance. Lisez-le! :)

samedi 3 novembre 2007

Etre et paraitre

Deux couples d'amis, jeunes et aisés, vivent sans réel but dans le monde du paraitre. Ménage à quatre débute par la découverte du corps de Carlota. Le narrateur, qui connait très bien ce quatuor quelque peu blasé, va s'attacher à nous décrire les relations qui se sont tissées entre les différents individus et comment l'enquête et ses rebondissements vont influencer leur "amitié". Manuel Vázquez Montalbán nous entraine ici au sein d'un milieu où l'on oublie aussi vite ses amis que l'on ne les rencontre et où les sentiments ne sont qu'une illusion à travers laquelle les protagonistes croient vivre heureux. Ni pitié, ni empathie, ni remord... tel est l'univers impitoyable qui se dessine. Le livre se déguste très facilement. Moins de cent pages pour venir à bout de l'enquête... qui dénoue plus les liens qu'autre chose.

Une petite citation - pas vraiment poétique (je préviens ;) - mais cependant assez réaliste :
La vie est comme une échelle de poulailler, courte, mais pleine de merde.