samedi 19 avril 2008

Horton

Encore un film d'animation! Et je l'ai encore vu cette semaine (à croire que je n'ai fait que ça!). Mais cette fois, il est toujours à l'affiche dans les salles de cinéma.
Horton est un sympathique éléphant vivant dans une jungle très colorée. Un jour une poussière passe auprès de son immense oreille et il lui semble percevoir un bruit. Serait-il possible que sur ce minuscule grain de poussière il existe tout un monde si infiniment petit qu'il nous serait impossible de le voir? Horton tente de communiquer avec ce minuscule grain de poussière... et il finit par y parvenir ! Le maire de Quiville (/Zouville), ses 96 filles et son fils Jojo, étaient très loin d'imaginer que leur bourgade fût aussi fragile qu'une poussière!

Pensées toutes relativistes sur le Qui-sommes-nous-dans-l'univers? mais je regrette qu'il n'y ait pas un côté plus caustique et mordant qui permette une double lecture pour les grands enfants que nous sommes :-P
La satire n'est malheureusement pas une habitude des studios Blue Sky (qui ont fait l'Age de Glace 1, 2 et bientôt 3) mais le film est au final tout à fait sympathique et innocent.

J'aime particulièrement le visage hyper-expressif du maire de Quiville ainsi que ses petits déjeuners familiaux! :)

Over the hedge

Autre film d'animation que j'ai regardé cette semaine mais déjà sorti depuis 2006, Nos Voisins les Hommes, où la découverte par une petite troupe d'animaux de la forêt de ce qu'il y a "de l'autre côté de la haie!".
Riton (R.J.) le raton-laveur arrive à convaincre ses compagnons que ce monde où l'on vit pour manger au lieu de manger pour vivre est tout ce qu'il y a de plus attrayant bien que Verne la tortue fasse part de son inquiétude pour ce territoire inconnu.

Petite critique des moeurs humaines, moments tendres et amusants, ce film est appréciable mais pas incontournable. Enfin... l'écureuil hyper-speed est quand même excellent! :)

(Toujours des studios Dreamworks)

Souris City

Sorti en novembre 2006 par les studios Dreamworks, Flushed Away ou Souris City (en version française!) nous compte les aventures de Roddy, une souris des quartiers chics de Londres qui tombe dans les égouts de la ville. Vous vous dites tout de suite "rat des villes, rat des champs" serait-ce un conte revisité? Et bien pas vraiment... une quête le fait partir très rapidement à l'aventure.
Le film n'est pas transcendant. On n'y trouve pas un humour corrosif mais plutôt un petit flegme britannique. Il reste bien rythmé et se regarde très facilement. Et vous vous attacherez forcément à ces petites limaces aux yeux globuleux qui ponctuent le film de leurs apparitions :)

Orsay by night

Oooops... j'ai abandonné ce pauvre blog depuis quelques jours... par conséquent les nouvelles que je vous rapporte ne sont pas forcément très fraiches.
(Bon, tout d'abord, l'Italie, c'est génial, dépaysant, whaou, bref "c'était bien")
Sinon en avril (je le dis un peu tard... certes), c'était les "soirées étudiants" au musée d'Orsay. Les trois premiers jeudis du mois étaient non seulement gratuits de 18h30 à 21h30 pour les moins de 26 ans, mais en plus la visite était agrémentée des commentaires avisés d'étudiants en histoire de l'art.
En sus, pour ceux qui ont pu passer jeudi dernier (moi j'étais malade, bien calé au fond de mon lit :-| ) il y avait un concert dans le hall du musée! Des soirées bien sympathiques.

Si vous avez raté ces nocturnes, n'oubliez pas qu'une dizaine de musées proposent des journées gratuites pour les étudiants jusqu'en juin: j'en avais parlé ici.

samedi 29 mars 2008

Opéra 2008-2009

En voisin, j'assistais cet après-midi à la présentation de la prochaine saison lyrique à l'Opéra Bastille. Moyenne d'âge 60 ans mais on trouvait néanmoins quelques jeunes (enfin, sur les doigts de la main).
Cette dernière saison sous la direction de Gérard Mortier met l'accent sur les pays d'Europe centrale et de l'est tout en proposant un certain nombre d'opéras italiens!
Entre autre, on notera pour l'année prochaine:
- Eugène Onéguine de Tchaikovski (par le Bolchoï de Moscou)
- La Fiancée vendue de Smetana (tchèque)
- Le Roi Roger de Szymanowski (polonais)
et surtout:
- Fidelio de Beethoven
- Madame Butterfly et Tosca (que je n'ai pas pu voir cette année!) de Puccini
- Macbeth, Rigoletto et Un bal masqué Verdi
- Idomeneo et La Flûte enchantée de Mozart
- Werther de Massenet (avec Rolando Villazon (que j'ai vu dans Les Contes d'Hoffmann, il était génial))
- Tristan et Isolde de Wagner

Côté ballets, la compagnie du New York City Ballet est l'invitée d'honneur. J'ai noté entre autre:
- Les Enfants du paradis (Martinez) adaptation du film de 1945
- Hommage à Jerome Robbins (sur Chopin et Ravel), en début de saison
- Serge Lifar (Suite en blanc) / Roland Petit (sur L'arlésienne de Bizet) / Maurice Béjart (sur le boléro de Ravel) en février 2009
- Raymonda - Rudolf Noureev

Voilà :)
La prochaine saison parait très sympathique avec tous ces Mozart, Verdi, Beethoven et Puccini ! Je crois que je vais m'inscrire à l'AROP (l'Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris), visiblement c'est assez intéressant pour les étudiants (oui, j'ai encore ma carte jusqu'à la fin de l'année... héhé): réductions sur les places, possibilité d'assister à 2 générales, petit cocktail à l'entract ;-) hihi

jeudi 27 mars 2008

La destinée...

Comme vous l'aurez compris dans ces dernières lignes,
Qui prennent une tournure ressemblant à un signe,
Je me suis mis à lire Bérénice de Racine.
C'est une tragédie d'une beauté assassine!
Je me suis fait happer par cet exquis refrain
Au rythme de ses vers, ses doux alexandrins.
Me suis laissé bercer par ses rimes gracieuses
Qui donnent à la parole une prestance audacieuse.

Bien sûr, je ne pourrais vous cacher le destin
Déchirant et touchant qui triomphe à la fin.
Mais que puis-je faire valoir pour vous encourager
A lire ou à relire cette oeuvre sans attendre?!



Toujours dans mes lectures décidément classiques
J'ai parcouru une oeuvre un peu moins pacifique.
La jeune Iphigénie que l'on veut sur l'autel
Sacrifier pour la Grèce; une simple mortelle
Mais fille d'Agamemnon, que réclame un devin
Pour que les vents se lèvent sous un effet divin
Et qu'enfin les navires puissent lever les ancres
Car contre les troyens le grand Achille doit vaincre.

Sans commune mesure avec Bérénice
Cette sombre tragédie reste sous de bons auspices.
Bien que néanmoins j'ai largement préféré
Le premier texte lu, auquel j'ai adhéré.


Revenons quelques temps à la prose... J'ai également été amené à lire (pour les cours de théâtre que je suis) Antigone d'Anouilh. Encore une terrible tragédie, un vrai massacre où le destin s'acharne, tout le monde meurt (mais le prologue nous l'annonce dès le début, alors que peut-on y faire?)
Tragiques toutes ces lectures, mais je me lance dans des écrits plus heureux ;-)

mercredi 26 mars 2008

Qui a dit?

Et aujourd'hui finissent cinq années de labeur!
Mon coeur ne palpite pas encore pour ce bonheur,
la fatigue sans doute y est pour quelque chose.
(Une nuit de trois heures, je n'ai pas eu ma dose...)

Je passais aujourd'hui, une soutenance finale
qui, sans parler d'aisance, ne fut pas infernale.
Celà parait si simple une fois terminé:
Rédiger un mémoire et puis le présenter.
Il est pourtant plus dur qu'il n'y pourrait paraitre
de se lancer et de jeter les premières lettres.

Je suis bien soulagé d'avoir tout terminé,
et l'écrit, et l'oral, désormais achevés.
Voilà qu'une page se tourne, finies les études!
Je m'offre un petit interlude en Italie,
juste un week-end pour trouver un peu de quiétude,
chercher le soleil et faire quelques folies.

mardi 18 mars 2008

There will be blood

Daniel Plainview
, joué par
Daniel Day-Lewis
 (oscar du meilleur acteur), est un véritable pionnier. Dans l'Amérique de la fin du XIXème siècle, il s'entête à chercher seul des pierres précieuses au fond de puits qu'il creuse en plein désert. Avec l'argent qu'il gagne il se lance en quête de l'or noir. A la sueur de son front, il réussit à faire un premier forage avec d'autres pionniers puis on assiste à sa fulgurante ascension. L'essentiel du drame se noue à
Little Boston
, petite ville de Californie où le pétrole affleure et où le jeune prêtre évangéliste
Eli Sunday
 acquière une certaine influence. Début des relations entre l'église évangéliste et les grands pétroliers américains?
Adapté du roman Oil! d'Upton Sinclair publié en 1927, ce film nous offre des paysages arides à perte de vue; vraiment magnifique (oscar de la meilleure direction photographique). L'aspect psychologique est en revanche moins reluisant. La compétition, l'appât du gain et la corruption vont peu à peu ronger Daniel Plainview pour le mener à la folie, après un lent déclin des valeurs humaines. Assez peu de dialogues et une musique dissonante et stressante à souhait, concoctée par Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead.

lundi 17 mars 2008

Sweeney Todd

Je sors à peine de la très sanglante séance du dernier film en noir et rouge de
Tim Burton
. Je m'étais programmé deux journées ciné aujourd'hui et demain sans même savoir que c'était le printemps du cinéma ! Du coup, c'est encore mieux, je ne paie que 3,5€ :)
Sweeney Todd
, alias
Benjamin Barker
, barbier de
Fleet Street
, revient à Londres après quinze années de bagne. L'infâme juge Turpin l'avait condamné dans le seul but de lui ravir sa femme, mais celle-ci s'empoisonne et le juge adopte alors sa fille.
Le film est une comédie musicale qui s'ancre dans l'univers toujours sombre, morbide, cruel et ironique de
Tim Burton
. Les images sont très travaillées au point de tendre - je trouve - parfois vers du dessin. On navigue dans une ville devenue cloaque, où l'atmosphère malsaine ne vous épargnera pas de multiples gorges tranchées (beurk, j'ai ma dose de sang je crois).
Ce n'est sans doute pas le meilleur Tim Burton mais j'aime bien son univers alors j'ai quand même craqué.
J'ai eu également l'agréable surprise de retrouver au côté de
Johnny Depp
et
Helena Bonham Carter
un acteur que l'on ne peut pas oublier quand on l'a vu une fois:
Timothy Spall
(dans Enchanted, Harry Potter, etc... vous savez, il a toujours le rôle de celui qui aide le méchant ;-)
Demain, si tout va bien, j'irai voir There Will Be Blood :)

dimanche 16 mars 2008

Le plat pays

J'ai cédé à la déferlante
Ch'tis
 après tous les retours positifs que j'ai reçus...
Je craignais un peu de tomber dans le cliché et les grosses farces, mais à l'arrivée j'ai trouvé un film drôle, touchant et juste. Il y a suffisamment de critiques dithyrambiques sur le film de
Dany Boon
 un peu partout dans la presse, alors je vous épargne un long paragraphe de louanges ;-)
Après quelques péripéties,
Philippe Abrams
, alias
Kad Merad
, est à son grand regret muté dans le nord. Non pas à Lyon, ni à Paris, mais dans le Nord Pas de Calais... à
Bergues
. Contrairement à ses craintes, il découvre des gens accueillants et chaleureux et se lie rapidement d'amitié avec ses employés. Cependant, sa femme restée dans le sud s'apitoie sur son sort et est persuadée qu'il lui ment pour la protéger. Il s'enferme alors peu à peu dans un inextricable mensonge...

Si vous aviez encore quelques réticences, allez-y, j'ai passé un très bon moment !