mercredi 19 novembre 2008

Trilogie New-Yorkaise : 2

Deuxième opus de la trilogie New-Yorkaise de Paul Auster, Revenants n'est pas la suite du premier. Moi qui attendais une chute pour cette intrigue initiale, me voilà quelque peu déconcerté... Si dans la Cité de verre l'auteur jouait sur les identités, ici le vice est poussé un cran plus loin car les personnages n'ont plus de noms mais simplement des noms de couleurs!
Nous suivons le détective Bleu, chargé par Blanc d'envoyer des rapports sur les activités de Noir. Seulement Noir semble passer ses journées à écrire et rien d'autre... Mais comme Praline le fait remarquer, ne sommes-nous pas en train d'observer Bleu plus que Noir? Qui observe qui?
Je ressorts de ce roman avec une impression mitigée... et je ne suis pas sûr de lire le troisième et dernier tome tout de suite. J'essaierai peut-être un autre Paul Auster comme Brooklyn follies.

mardi 18 novembre 2008

Be King, Rewind

Quand on voit le titre - Soyez sympas, rembobinez - on se doute qu'il ne faut pas s'attendre au film du siècle. Cette comédie américaine met surtout en avant l'acteur principal, Jack Black, qui visiblement est multi-facettes: premier rôle dans Tonnerre sous les Tropiques et King-Kong, il chante dans un groupe de rock et prète également sa voix à de nombreux films d'animation (Kung Fu Panda, L'Age de Glace...).
Sous prétexte qu'il efface les cassettes VHS d'un vidéoclub par erreur, notre héro se lance avec son ami dans dans une performance d'acteur en réalisant des remakes de SOS Fantômes, du Roi Lion ou encore de Robocop... Un scénario totalement délirant qui vous occupera 1h30 si vous n'avez rien de mieux à faire ;)

lundi 10 novembre 2008

Le crime est notre affaire

Prudence Beresford s'ennuie un peu alors que son mari Bélisaire s'apprête à partir pour un colloque en Ecosse (d'où le kilt). Elle voudrait quelque chose de palpitant, de l'aventure. Et voilà que justement, sa tante Babette - de passage - pense avoir été le témoin d'un meurtre lors de son arrivée en train! Il n'en faut pas plus pour que Prudence parte sur les traces du meurtrier, sans rien dire à son époux.

Le Crime est notre affaire suit les péripéties écrites par cette chère Agatha Christie. Le film est vraiment plein d'humour; Catherine Frot et André Dussollier jouent à merveille dans cette enquête à la fois sérieuse et excentrique. Un véritable bol d'air frais. On sort de la salle le sourire aux lèvres. A voir donc !

jeudi 6 novembre 2008

Faubourg 36

Christophe Barratier, le réalisateur des Choristes, réitère dans son domaine de prédilection mêlant nostalgie et musique d'antan. Gérard Jugnot est de nouveau en tête d'affiche dans Faubourg 36, avec Clovis Cornillac et Kad Merad pour acolytes.
Le film retrace quelques mois irréels au milieu du front populaire de 36 dans un faubourg du nord de Paris. Des ouvriers au chômage décident de réouvrir le théâtre/music hall où ils travaillaient, en lançant leur propre spectacle.
Bien que réglé comme une horloge, le film est touchant, beau - tant visuellement que musicalement parlant - et l'on ressort de la projection avec des images jaunies en tête et des mélodies d'une époque que les moins de vingt ans de peuvent pas connaître...
On reverra très certainement Nora Arnezeder prochainement au cinéma car son premier rôle ici a été aprécié tant sur le plan de l'interprétation que du chant.
Bilan: c'est un bon divertissement qui vous rendra nostalgique pour quelques jours :)

mardi 21 octobre 2008

Le fait du prince

Le dernier Amélie Nothomb est assez déroutant. Tout commence par une conversation insolite dans une soirée mondaine. L'interlocuteur du narrateur soutient que si quelqu'un venait à mourir chez vous, il ne faudrait pas appeler la police, sous peine d'être soupçonné, mais plutôt un taxi pour feindre d'emmener le mourant à l'hôpital. Troublé, notre narrateur l'est d'autant plus le lendemain lorsque la situation se produit et bouleverse sa vie sans histoire.
Le début du livre est palpitant, il se dévore littéralement et les questions s'accumulent. Le seul hic dans cette histoire, c'est que que celles-ci ne trouveront pas de réponse. Vous avez une véritable queue de poisson à la fin! Et de l'avis commun des internautes, on a l'impression qu'Amélie Nothomb n'en sait pas plus que le lecteur sur les multiples intrigues qu'elle a créées au cours de ses pages.
On donnerait volontiers 3 étoiles au deux premiers tiers du livre mais l'épilogue n'est vraiment pas à la hauteur. Dommage.

jeudi 16 octobre 2008

Appaloosa

Un vrai western se déroulant dans une petite ville du Nouveau-Mexique perdue dans les grandes étendues ocres et rocailleuses avec un vrai méchant poursuivi par le shérif et son adjoint; c'est ce que propose Appaloosa, à l'affiche actuellement.
Ed Harris réalise le film et joue également le rôle principal accompagné de son acolyte Aragorn... euh... je veux dire Viggo Mortensen, tandis que Renée Zellweger, joufflue, porte des robes kitchissime. Jeremy Irons quant à lui campe parfaitement le rôle du méchant.
Western au scénario bien ficelé, Appaloosa vous plongera en pleine conquête de l'ouest, avec sérieux mais non sans humour.

samedi 11 octobre 2008

Woody Vicky Cristina Barcelona

Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Penélope Cruz... rien que pour le casting, le dernier Woody Allen vaut le détour!
Pour ce nouvel opus, point de tragédie mais plutôt un retour aux éternelles questions sur l'amour qui obsèdent Woody. Vicky (Rebecca) et Cristina (Scarlett), amies plutôt opposées sur leur vision de l'amour, sont en vacances à Barcelone lorsqu'un artiste peintre (Javier Bardem) les invite à passer le week-end chez lui en faisant une proposition pour le moins directe. (C'est aussi abrupt que le premier échange entre Jonathan Rhys-Meyers et Scarlett Johansson dans Match Point).
Le film va ensuite tester toutes les configurations possibles afin de tenter de trouver une solution au bonheur de chacun. Mais que cherchent-ils au juste?

C'est un bon Woody je trouve. Qu'en pensez-vous? La voix off, qui finalement esquive toutes les fioritures pour ne garder que les moments croustillants, m'a beaucoup amusé...

N'est-elle pas magnifique Rebecca Hall? :)

jeudi 9 octobre 2008

West Side Story

Attention... j'entame une rétrospective des comédies musicales américaines pas toutes jeunes...
Et ce soir je viens de me plonger dans les rues new-yorkaises des années cinquante avec West Side Story. Deux gangs, les Jets et les Sharks s'affrontent sur un territoire de terrains de basket et d'immeubles en briques rouges. Tony, un native-american des Jets s'éprend pourtant de la jeune portoricaine Maria, soeur du leader des Sharks. Une sorte de Roméo et Juliette dans un contexte éloigné de Verrone.
Co-réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins, qui signe également toutes les chorégraphies, ce film est un vrai régal lorsque l'on a dans la tête la musique de Leonard Bernstein ou quelques thèmes mythiques comme le prologue ou America pour ne citer qu'eux.

Qui dit comédie musical ne dit pas forcément comédie... ça se termine bien mal toute cette histoire... je vous aurai prévenu ;-)

mercredi 8 octobre 2008

Rigoletto

Rigoletto a été mon tout premier opéra, en mars 2006. Et hier soir, en le revoyant sur la scène de l'opéra Bastille, j'ai eu le même plaisir et le même regard émerveillé. Ce drame de Verdi, inspiré du Roi s'amuse de Victor Hugo, est représenté depuis 1996 selon une mise en scène très réussie de Jérôme Savary. Les voix de Rigoletto (Juan Pons) et de sa fille Gilda (Ekaterina Syurina) étaient également très prenante.
Le bouffon Rigoletto, protégé du duc de Mantoue, agace la cour par ses acerbes plaisanteries. Le duc, quant à lui, loue les vertues de l'amour volage bien qu'il confie a son ami Matteo avoir rencontré une femme à l'église qui pourrait le rendre fidel. Dans le même temps, une insencée rumeur court parmi les courtisants; Rigoletto, le bossu, aurait une maîtresse... L'intrigue est nouée quelques instants plus tard lorsque le comte de Monterone - dont la fille a été déshonnorée par le duc - lance une malediction sur le duc de Mantoue et son bouffon.
Voilà pour les prémices du premier acte... la suite est à découvrir (ou redécouvrir) jusqu'au 2 novembre.

Bref... j'ai l'impression que les soirées Verdi sont toujours un succès :)

lundi 6 octobre 2008

Trilogie New-Yorkaise : 1

Premier opus de Paul Auster que je lise, la Cité de verre nous plonge au coeur de New-York, thème de prédilection de l'auteur. Ce court roman écrit en 1987 est un jeu de mirroir entre identités, une mise en abîme perpétuelle.
Quinn, écrivain de série noire, reçoit un appel qui ne lui est pas destiné. Le correspondant cherche un détective... un certain Paul Auster. Quinn se fait passer pour lui et s'embarque alors dans une mystérieuse enquête sur un fanatique chrétien illuminé par la genèse et la tour de babel...
Bien que je ne sois pas vraiment emballé par le style et par l'intrigue, il faut bien reconnaître que j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire, car tout ceci est bien étrange!
(je vous tiens informé lorsque j'aurais récupéré et lu les deux autres volets de la trilogie ;)